Boullier s’exprime sur l’avenir du GP de France de F1

"On n’est pas mort, on discute"

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Par Olivier Ferret

21 juillet 2022 - 17:20
Boullier s'exprime sur l'avenir

Le paddock de Formule 1 aborde cette édition du Grand Prix de France comme si c’était la dernière, au moins au Paul Ricard.

Suppression de la course, alternance ou même remplacement par un autre circuit créé à Nice ou adapté au Mans, toutes les rumeurs circulent dans le paddock ce jeudi.

Eric Boullier, l’un des directeurs de la course, assure que le GP de France de F1, quels que soient le lieu et la forme, n’est en tout cas pas mort.

"Le président de la FOM, Stefano Domenicali, a clairement dit que la France méritait d’être présente. La FOM travaille aussi sur l’expansion de son calendrier, du nombre de Grands Prix, et donc sur plusieurs solutions," confie le Français à l’AFP.

"A partir du moment où la volonté est des deux côtés de vouloir garder un Grand Prix en France, tant mieux, qu’il soit tous les deux ans, tous les trois ans, tous les cinq ans ou tous les ans, on verra. On doit s’inscrire dans la possibilité future qu’il y ait peut-être 30 Grands Prix pour 25 dates. On n’est pas mort, on discute."

"Il n’y a pas de solution idéale, nous avons tous les scénarios en discussion avec la Fédération, qui stratégiquement parlant souhaiterait avoir plus de Grands Prix sur un nombre de dates qui n’est pas extensible, et donc effectivement, l’alternance pourrait être une solution pour plusieurs Grands Prix."

Boullier remet en avant les atouts du Paul Ricard cependant.

"Nous sommes le seul Grand Prix certifié trois étoiles environnementales par la FIA. La France a une grande culture de la course automobile et de la F1, on a deux pilotes sur la grille qui ont gagné chacun un Grand Prix, on a un constructeur, Renault, qui est motoriste, une équipe avec Alpine."

La France serait-elle prête à mettre plus d’argent sur la table pour contrer les nouveaux pays ? En effet on parle d’un contrat à 20-25 millions par an alors que certains payent le double...

"Je ne peux pas confirmer ces chiffres, ce sont des accords confidentiels. Il y a un prix de plateau, un droit que vous achetez pour pouvoir organiser un Grand Prix. Il y a différents modèles de revenus, suivant que vous êtes un GP européen ou non-européen. La réalité c’est que la F1 veut grandir. C’est un miroir médiatique extrêmement important, avec des retombées extrêmement importantes. Donc il faut s’adapter au cahier des charges."

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