Bottas s’étonne : ’Nous n’aurions pas dû prendre le départ’

La visibilité était telle que c’était "impossible à piloter"

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Par Emmanuel Touzot

10 octobre 2022 - 11:37
Bottas s'étonne : 'Nous (...)

Valtteri Bottas ne comprend pas que la direction de course ait autorisé le départ avec une procédure normale au Japon, alors que la pluie tombait depuis plus d’une heure. Seule la voiture de sécurité a vérifié les conditions après 30 minutes d’attente.

Mais le pilote Alfa Romeo F1 estime qu’il aurait fallu jouer de prudence, car les projections d’eau rendaient la visibilité nulle. De là, le Finlandais n’est pas étonné qu’il y ait eu un accident et pense que cela aurait pu être pire.

"Les deux premiers tours étaient impossibles à piloter, je suis juste heureux que rien ne se soit passé" a déclaré Bottas. "J’étais surpris que nous débutions, car à cause des conditions, la visibilité était très, très mauvaise. Nous n’aurions pas dû prendre le départ."

Il précise aussi que la deuxième relance, bien que meilleure en termes de conditions d’asphalte, n’était que peu praticable en termes de visibilité : "Même lors de la deuxième relance, je suis sûr qu’à partir de la sixième ou septième place, c’était assez risqué."

Des tours sous Safety Car auraient été "prudents"

Mattia Binotto, le directeur de Ferrari, rejoint Bottas et s’interroge de l’absence de vérification des conditions en piste avec la voiture de sécurité et l’ensemble du peloton, pour avoir un retour des pilotes au sujet de la visibilité.

"Aurions-nous dû faire un départ arrêté ou derrière la voiture de sécurité ?" questionne Binotto. "Au départ, je pense que le fait de partir derrière une voiture de sécurité aurait été plus sûr, et la sécurité devrait toujours être placée en première position."

"Pourquoi je dis ça ? Parce que dès que nous avons démarré, tous les pilotes étaient en pneus intermédiaires qui étaient les pneus les plus rapides, mais il y avait très peu d’adhérence, très peu de visibilité."

"Peut-être qu’en partant derrière la voiture de sécurité, on aurait pu se donner au moins quelques tours pour comprendre la situation, avoir le feedback des pilotes avant de décider de lancer la course."

Leclerc confirme que la demi-heure d’attente lors du protocole a vu les conditions en piste se dégrader fortement : "Les conditions ont beaucoup changé entre les tours de mise en grille et le premier tour réel. Il y avait beaucoup plus de pluie, beaucoup plus d’eau stagnante, et la visibilité était extrêmement mauvaise."

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