Formule 1

Binotto rejette le terme de crise pour Ferrari en F1

L’Italien parle plutôt d’une tempête

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Par Olivier Ferret

30 août 2020 - 20:22
Binotto rejette le terme de crise (...)

Ferrari gagnait l’an dernier à Spa, cette année, la Scuderia n’a même pas réussi à marquer un seul point en Belgique. Le moteur est encore une fois clairement montré du doigt par Christian Horner et Toto Wolff mais le châssis de Ferrari n’est pas très bon non plus puisque Haas F1 et Alfa Romeo ont inquiété tout le week-end Charles Leclerc et Sebastian Vettel.

Alors, Ferrari est-elle en crise ? Non selon Mattia Binotto !

"Je pense qu’il est faux de parler de crise pour le moment que nous traversons. C’est certainement un très mauvais résultat dans la saison difficile que nous traversons. Nous le savions, nous l’avons vu venir avec les tests hivernaux et le gel décidé pour le développement de la voiture et du moteur," répond l’Italien ce soir avant de quitter Spa.

"Nous savons ce que nous devons faire, nous construisons pour l’avenir. Nous sommes au milieu d’une tempête, sans aucun doute. Nous ne sommes pas en crise mais au milieu d’une tempête. Nous connaissons notre itinéraire et nous devons tenir le cap tout en continuant à regarder vers l’avenir."

Binotto ne nie pas que la course d’aujourd’hui est catastrophique sur le plan de l’image de Ferrari en F1.

"Le résultat d’aujourd’hui, c’est clair, est très décevant, il y a peu à dire. Où nous avons commencé, où nous avons fini. C’est une piste qui demande de la puissance et de l’efficacité aérodynamique et il est inutile de se cacher : pour le moment, il nous manque à la fois l’un et l’autre."

L’Italien admet une perte de puissance mais maintient que les autres motoristes ont aussi été touchés !

"Ce qui se passe, en fait, c’est que nous avons une voiture qui a perdu de la puissance, tout comme tous les motoristes en ont perdu. Nous plus que les autres. L’année dernière, le moteur a partiellement couvert les limites de la voiture, mais cette année ce n’est plus le cas. Les limites de la voiture émergent. Sur ce point, il est clair qu’il faut s’améliorer."

La Scuderia va aborder deux Grands Prix à domicile, Monza et le Mugello. La presse et les fans vont mettre une pression incroyable sur l’équipe et, comme souvent, chercher des responsables.

"Nous assumons tous la responsabilité de cette situation. Je la prends en tant que chef d’équipe comme tous ceux qui travaillent à Maranello. Nous sommes tous dans le même bateau. Bien que l’équipe soit au milieu de la tempête, nous sommes très unis. Il n’y a ni crise, ni tensions. Il y a de l’amertume, de la frustration en chacun de nous. Mais je crois que cette frustration doit se transformer en réaction et en détermination."

"Concernant Monza... C’est une période difficile, mais nous devons regarder ce qui a été fait et ce que nous voulons faire. Après une course comme aujourd’hui, il est difficile d’être optimiste pour une course qui a lieu dans une semaine sur une piste où la puissance est certainement nécessaire."

"Il y aura une nouvelle directive technique qui interdit les modes de qualification pour les V6. Je suis curieux de voir comment ils peuvent changer l’équilibre en qualifications. Nous apporterons un package spécifique à Monza, mais je pense qu’il est inutile de se leurrer, à ce stade, nous devons tirer le meilleur de ce que la voiture a à nous offrir pour le moment."

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