Formule 1

Bakou regrette la tempête médiatique autour de la FOPA

Une erreur commise par les promoteurs qui étaient juste inquiets

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Par Emmanuel Touzot

9 février 2019 - 14:26

Malgré la tension née entre Liberty Media et les promoteurs suite à la lettre de leur association (FOPA), ces derniers semblent revenir en arrière après les vives critiques parues en public. Le promoteur du Grand Prix du Mexique s’était notamment désolidarisé de cette grogne, et c’est désormais au tour d’Arif Rahimov, promoteur du GP d’Azerbaïdjan, de faire machine arrière quelques jours après avoir prolongé son contrat jusqu’en 2023.

"Nous sommes membres de la FOPA et j’étais présent à cette réunion, mais l’idée n’a jamais été d’attaquer la Formule 1, ni de les pousser à faire quelque chose qu’ils ne veulent pas faire" a déclaré Rahimov. "L’idée de la FOPA était que tous les promoteurs se réunissent et parlent d’une seule voix de ce qui n’est pas dans leur contrat et de ce qui change dans leur industrie et pour pouvoir aider la Formule 1 à améliorer le sport."

"Cela s’est transformé en plainte à la Formule 1 par voie de presse, et ça ne devait pas être un communiqué de presse, c’était plutôt un moyen pour nous de diriger nos préoccupations vers la Formule 1 sur ce qui peut être amélioré d’une seule voix. Je pense que ça s’est juste un peu mal passé. La Formule 1 n’était pas très satisfaite de la façon dont cette lettre a été traitée. Je pense que c’est une leçon apprise et que la coopération future entre la FOPA et la F1 sera plus productive et moins destructrice."

Rahimov insiste sur le fait que l’association des promoteurs voulait simplement avertir Liberty et la F1 qu’il fallait se concentrer sur les problèmes importants et sur le long terme. Un exemple du manque de priorités de Liberty est, selon lui, l’interdiction des grid girls l’an dernier, qui a été traité comme sujet prioritaire sans en informer les promoteurs.

"Encore une fois, ce n’était pas une attaque, c’était une façon d’aborder la Formule 1 avec nos préoccupations et de trouver un moyen de les régler. Ce n’était donc pas vraiment une attaque contre la Formule 1 telle qu’elle a été présentée dans la presse. Cela n’aurait pas dû se passer comme ça, c’était censé être très positif et ouvert et à la fin, ça a fait l’effet inverse."

"C’est surtout des petites choses, comme les grid girls l’année dernières, beaucoup de promoteurs n’étaient pas au courant que cela allait changer et ils ont ensuite découvert ce changement. Toutes ces petites choses dont les promoteurs veulent être informés à titre consultatif, juste pour que nous le sachions avant qu’elles n’apparaissent dans la presse."

"En général, chaque fois que nous avons une préoccupation au sujet d’un problème, nous faisons rarement face à une situation où nous sommes dans une impasse et ne savons pas comment y remédier. Nous sommes très satisfaits de notre relation globale et directe avec la F1, et c’est pourquoi nous avons signé et prolongé notre contrat."

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