Formule 1

Bakou refuse d’échanger sa date avec la Turquie, l’annulation du GP inéluctable ?

Le contrat prolongé jusqu’en 2024

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Par Alexandre C.

12 mai 2021 - 14:31
Bakou refuse d’échanger sa date avec (...)

L’équation se complique pour le Grand Prix de Turquie, plus que jamais en danger à la suite des dernières restrictions sanitaires en vigueur au Royaume-Uni (une quatorzaine de 10 jours aux personnes revenant de Turquie).

Une solution pour sauver la course d’Istanbul pourrait être d’échanger les dates entre Bakou (6 juin) et la Turquie. Ainsi le personnel se rendant sur la F1 gagnerait sept jours de quarantaine, puisqu’il est possible de se rendre en Azerbaïdjan depuis la Turquie.

Mais le promoteur de la course Arif Rahimov a douché ce qui constituait peut-être les derniers espoirs de la Turquie : il n’est pas question d’échanger en dernière minute les dates, pour cause d’Euro 2020 de football ayant lieu dans la capitale azérie (Pays de Galles-Suisse à partir du 12 juin).

« Il y a eu des discussions, mais dans notre cas, tout d’abord, notre week-end de course est vraiment fixe, il a été en quelque sorte coincé entre tous les autres événements de la ville. »

« Le football est en cours d’organisation, et la première journée est le samedi 12, donc il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire, nous ne sommes pas très flexibles cette année. Je suppose que si c’était une autre année, lorsque nous sommes le seul événement majeur du calendrier de Bakou, cet échange aurait pu être une option, mais pas cette année. »

« Je sais qu’il y a un problème en Turquie avec leur situation actuelle due au Covid et que le gouvernement britannique a relevé le statut d’alerte sur ce pays. C’est juste une chose logique qui pourrait mettre la course en danger car la plupart des équipes devront aussi voyager depuis le Royaume-Uni, même si la majorité du personnel viendra depuis Bakou. »

Rahimov a par ailleurs confirmé que le Grand Prix aurait bien lieu à huis-clos.

« Il y aura des gens qui viendront remettre les trophées et nous devrons les placer dans les tribunes, dans un endroit approprié, surtout si c’est le chef d’État, mais il n’y aura pas de spectateurs du tout. »

« Il est important pour nous, en tant que pays, de montrer que nous sommes en passe d’en finir avec le Covid et de sortir le pays de cette pandémie. Je pense que différents pays essaient de le faire et de le montrer au monde avec différents événements et différentes choses qu’ils font. »

« Bien sûr, nous n’organisons pas le Grand Prix comme avant le Covid, mais nous le faisons quand même, et nous y arriverons l’année prochaine. J’espère que ce sera un événement complet avec les spectateurs et les concerts, etc. »

« C’est le bon message à envoyer au monde : nous sommes organisés, nous nous battons cette saison, et nous sommes en voie de revenir à la normale. »

Par ailleurs, le contrat du GP de Bakou, expirant initialement fin 2023, a été prolongé d’une année jusqu’à fin 2024 : car l’année 2020 a été décomptée en raison d’un cas de force majeure, nommé Covid-19.

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