Formule 1

Bahreïn propose de vacciner tout le personnel de la F1, le sport refuse

Une question d’image avant tout probablement

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Par Olivier Ferret

1er mars 2021 - 08:12
Bahreïn propose de vacciner tout le (...)

Le royaume de Bahreïn, qui accueille la Formule 1 en ce début de saison pour trois semaines, avec les essais hivernaux du 12 au 14 mars puis la première course le 28 mars, a fait une offre très généreuse au sport : offrir à tout son personnel (soit plusieurs milliers de personnes avec les équipes de course de chaque team) une vaccination avec la solution de Pfizer-BioNTech.

Ce vaccin nécessite en effet l’administration de deux doses espacées de 3 semaines, ce qui correspond à la présence du personnel de la F1 en mars dans le pays.

Alors que le pays approche les 10% de la population vaccinée, Bahreïn souhaite étendre son programme de vaccination "à des événements majeurs dans le royaume sur une base volontaire, lorsque les délais le permettent et apportent des avantages supplémentaires aux participants et à la population nationale."

"En raison du calendrier de l’épreuve de Formule 1 de cette année, y compris les essais, la grande majorité des participants seront présents à Bahreïn pendant une période de trois semaines avant la course. Ceci, à son tour, offre une occasion unique de fournir une protection supplémentaire à ceux qui souhaitent saisir l’opportunité de vaccination [Pfizer-BioNTech]."

Le ministère de la Santé de Bahreïn propose au personnel de se faire vacciner à son arrivée à Bahreïn, avant de recevoir la deuxième dose de rappel avant de quitter le pays, 21 jours après la première.

Cette proposition est bien sûr très alléchante et généreuse mais sera refusée par le personnel travaillant pour la FOM comme le précise son porte-parole.

"Nous n’avons pas l’intention de nous faire vacciner en tant que groupe de voyageurs avant le déploiement déjà établi des vaccins dans le système de santé au Royaume-Uni."

Cela devrait aussi être un refus de la part de la plupart des équipes.

Alors pourquoi ce refus ? Il s’agit probablement et avant tout d’une question d’image pour la F1 : Stefano Domenicali, le PDG, a bien précisé à plusieurs reprises qu’il était hors de question pour le sport de prendre des doses de vaccins aux personnes les plus vulnérables et qui en ont besoin avant, même si les politiques vaccinales et l’approvisionnement en dose diffèrent d’un pays à l’autre.

F1 - FOM - Liberty Media

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