Avec ses nouvelles usine et soufflerie, Aston Martin F1 pourrait… perdre en performance
Dans un premier temps, avant de capitaliser sur ces atouts
Nouvelle usine à Silverstone, nouvelle soufflerie, embauche de plus d’une centaine de personnes, dont certains prestigieux venant de chez Red Bull : le temps de la petite structure Force India est bien révolue avec son rachat par Lawrence Stroll, qui veut que son écurie soit à la hauteur de la réputation d’Aston Martin.
Le propriétaire a déjà fixé une ambition élevée pour les siens, les mettant sous pression : remporter le titre d’ici 5 ans maximum. L’horloge est déjà enclenchée alors qu’Aston Martin F1 a régressé cette année au classement des constructeurs.
Comment gérer l’activité de l’équipe au jour le jour, tout en supervisant la progression structurelle de l’équipe ? C’est le défi auquel est confronté pour le moment Otmar Szafnauer, le directeur d’écurie.
« Il faut juste prendre les choses au jour le jour et faire de son mieux, ce qui nécessite également de la gestion. »
« Nous avons commencé à construire une nouvelle usine, et ce n’est pas une mince affaire. Nous devons construire la nouvelle usine sans faire un demi-pas en arrière. »
Otmar Szafnauer s’attend en effet à ce que, dans un premier temps, Aston Martin F1 perde de la performance avec sa nouvelle usine. Un paradoxe qui n’a rien de surprenant pour lui.
« Si vous regardez ce qui se passe ailleurs, chaque fois qu’on construit une nouvelle usine, une équipe semble perdre un peu de vue les performances de la voiture. On ne peut pas se permettre de reculer, donc nous devons construire une nouvelle usine et une nouvelle soufflerie tout en faisant deux pas en avant dans la performance. »
« C’est délicat, mais si vous prenez les choses l’une après l’autre, si vous restez calme, si vous prenez des décisions rationnelles et bonnes, on peut y arriver. »
Otmar Szafnauer a alors du pain sur la planche : oui, être à la tête d’une équipe qui se métamorphose est une bonne nouvelle, mais les horaires deviennent vite à rallonge quand il faut gérer plus les ressources humaines que la performance pure de l’équipe.
« C’est sûr, c’est assez excitant de construire quelque chose à partir de maintenant jusqu’à dans quatre ou cinq ans, quand, espérons-le, nous gagnerons des championnats du monde. C’est le but et c’est l’objectif. »
« Cette aventure va être formidable. Certaines personnes nous ont rejoints parce qu’elles aiment cette aventure, qu’elles l’ont déjà faite ailleurs et qu’elles veulent le refaire. C’est aussi agréable que cela. »
« Mais en même temps, oui, ce sera un travail difficile. Il y aura beaucoup d’heures. Beaucoup de décisions à prendre dans des domaines où vous ne pouvez le faire qu’une fois parce que vous construisez une toute nouvelle usine. On ne construit pas tous les jours une nouvelle usine. Donc oui, ça va nous demander beaucoup d’énergie à tous. »
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