Formule 1

Aux essais hivernaux, Ferrari s’était imaginée 5 dixièmes devant Mercedes

Mais la 2e semaine et surtout Melbourne furent une ‘douche froide’

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Par A. Combralier

17 décembre 2019 - 11:18
Aux essais hivernaux, Ferrari s’était

Après les essais de Barcelone, et même si dans le dernier jour, Mercedes avait signé un chrono très proche de celui de Ferrari, la Scuderia était décrite comme l’équipe à battre par bien des bookmakers. Mais lors du premier Grand Prix, Ferrari s’était effondrée et avait paru totalement hors de rythme par rapport à l’équipe allemande.

Mattia Binotto et Ferrari, après les essais hivernaux, avaient fait profil bas. Mais on apprend aujourd’hui que c’était un masque médiatique : en effet, le directeur d’écurie à Maranello estimait bien, après Barcelone, que la Scuderia avait un net avantage sur la concurrence …

« La première semaine, nous étions certainement rapides, nous étions très forts. Nous pensions que nous avions un avantage clair de performance sur tous nos concurrents en vérité. Nous pensions que la première semaine, nous étions environ une demi-seconde plus rapide que les autres équipes. »

Mais la deuxième semaine des essais a rebattu les cartes, rappelle Mattia Binotto.

« La deuxième semaine de tests, Mercedes a amené des évolutions. Si nous regardons les meilleurs chronos en deuxième semaine, quand tout le monde essayait des configurations avec peu d’essence, en commençant à pousser les modes moteur, nous avions fait exactement le même temps que Lewis Hamilton. »

« Nous avions toujours une grande confiance dans notre performance après Barcelone. En Australie, nous sommes arrivés avec un bon niveau de confiance, en pensant que nous pourrions nous battre pour la victoire. »

Toutefois, la vérité de la piste fut grandement cruelle pour Ferrari…

« Ce fut une douche froide pour toute l’équipe. Nous avons réalisé que notre performance n’était pas assez géniale. »

« Il y avait des bonnes raisons à cela. Nous avions fait un mauvais choix sur le refroidissement ou la gestion de l’unité de puissance. Nous avions fait quelques erreurs sur le moment. Mais dans l’ensemble, nous étions certainement trop lents par rapport à nos attentes. »

Le deuxième Grand Prix, à Bahreïn, fut cependant rassurant pour Ferrari. Charles Leclerc signa la pole et sans un problème moteur, aurait dû remporter la course face aux Mercedes.

Mais à partir de Shanghai, la Scuderia est retombée dans ses travers et ce fut finalement Sakhir qui fut l’exception..

« Depuis [Shanghai] ça nous a pris beaucoup de temps pour revenir, ce fut la première faiblesse de notre saison » poursuit Mattia Binotto.

« Mais l’équipe a eu le bon état d’esprit. Même si nous n’avons pas totalement comblé notre retard, surtout en virages, je crois qu’en cette deuxième moitié de saison, nous avons résolu de manière positive les problèmes que nous avions. Cela montre que cette équipe est capable de mener un travail de développement, d’avancer dans la bonne direction. C’est le point positif de la saison. »

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