Austin et Miami ne seront pas vampirisés par Las Vegas selon la FOM

Maffei rappelle que le public de la F1 est mondial

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Par Alexandre C.

4 avril 2022 - 17:13
Austin et Miami ne seront pas (...)

1, 2… et maintenant 3 Grands Prix aux États-Unis : après Austin et Miami, Las Vegas aura donc lui aussi bientôt droit à son Grand Prix de F1.

3 Grands Prix dans un seul pays, n’est-ce pas trop ? Ne faut-il pas craindre une saturation des marchés américains, un Grand Prix pouvant en parasiter un autre ?

Stefano Domenicali, PDG de la FOM, a bien sûr étudié de près la question avant de prendre la décision : pour lui, aucun problème, il y a de la place pour trois dans la première puissance économique du monde, où le potentiel de la F1 reste encore véritablement à développer.

« Pas de dilution, c’est une valeur ajoutée pour tout le monde, car nous touchons différentes cibles en termes de démographie et de localisation. »

« La beauté de notre croissance dans ce pays est que nous touchons beaucoup de jeunes qui commencent à être enthousiasmés par notre sport. »

La croissance du sport doit donc aussi beaucoup, selon Stefano Domenicali, à la jeunesse du plateau de pilotes actuel, notamment pour communiquer sur les réseaux sociaux.

« Nous avons des pilotes très jeunes. Ils ont la possibilité de partager à travers les réseaux sociaux aussi qui ils sont, en promouvant notre sport. »

« Grâce à eux, il y aura une grande connexion pour développer le sport dans la bonne dimension avec les bonnes idées. »

La demande semble bien présente du reste aux USA : par exemple le Grand Prix l’an dernier à Austin a été celui du record d’affluence absolu de la saison, avec la barre des 400 000 spectateurs atteinte sur trois jours. On peut donc donner raison à Stefano Domenicali… et à son projet Drive to Survive, aujourd’hui décrié mais qui a rendu un grand service à la F1 outre-Atlantique.

« Si vous pensez à la situation dans laquelle nous étions il y a trois ans, il était difficile d’avoir un Grand Prix à guichets fermés. Maintenant, nous nous dirigeons vers une situation où, cette année, nous allons avoir deux événements aux USA à guichets fermés. »

« Cela vous donne une idée de l’ampleur de ce que les États-Unis représentent pour la Formule 1. Nous ressentons l’enthousiasme, c’est une opportunité énorme. Penser que l’année prochaine, nous aurons trois courses aux États-Unis… il y a trois ans, si nous avions dit ça, nous serions passés pour des fous. »

« Nous nous efforçons de faire en sorte que ce soit l’un des marchés les plus importants pour la F1, sans oublier bien sûr que nous sommes nés en Europe et que nous sommes un sport mondial. C’est notre échelle et nous la garderons. »

Maffei du même avis

Greg Maffei, PDG de Liberty Media et supérieur de Stefano Domenicali, rajoute que de toute manière, il ne faut pas prendre seulement l’angle de vue américain pour aborder ce problème : un Grand Prix est un évènement mondial.

« L’une des particularités de la Formule 1 est son caractère mondial. »

« Le public qui se rendra à Miami sera un public mondial, le public qui se rendra à Austin est déjà un public mondial. »

« Je suis absolument certain que le public qui se rendra à Las Vegas sera un public mondial, pas seulement un public américain. »

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