Formule 1

Arnoux : On nous aurait mis en prison avec les règles actuelles

Le duel de France 1979 inimaginable dans le contexte de la F1 d’aujourd’hui

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Par Olivier Ferret

30 juin 2019 - 11:46
Arnoux : On nous aurait mis en (...)

Le duel entre Gilles Villeneuve et René Arnoux, 40 ans après le Grand Prix de France 1979, qui s’était tenu, le 1er juillet, reste toujours dans les mémoires comme le duel en piste le plus intense de l’histoire de la F1.

Les deux hommes se battaient pour la 2e place alors que Jean-Pierre Jabouille filait vers la première victoire de l’écurie Renault.

Selon René Arnoux, aucun commissaire n’accepterait une telle bataille dans le contexte actuel.

"C’est un sujet qui ne se démode pas," confie-t-il au Journal de Montréal.

"En fait, on n’en a jamais autant parlé. Tous les jours quand je sors de chez moi, on me le rappelle. En me disant qu’on regrette cette belle époque de la F1."

"Ce genre de courses n’aurait pas sa place évidemment aujourd’hui, ce ne serait plus possible. On vous aurait mis en prison pour ce genre de comportement. Aujourd’hui, on se touche à peine, et on vous met sous investigation. Alors, revoyez la scène, on s’est touché sept fois... C’est la prison qui nous attendrait aujourd’hui."

"La F1 est devenue un championnat du monde des constructeurs, non pas des pilotes. Je préfère voir des courses de motos. Aujourd’hui, c’est l’affaire de Mercedes et de Ferrari. À mon époque, on pouvait s’élancer de la huitième position et espérer gagner. Ce n’est plus le cas."

Arnoux a cependant une vision plus sage de la pénalité imposée à Sebastian Vettel à Montréal.

"Les pilotes savent très bien qu’ils sont surveillés de près. Avec toutes ces caméras, rien n’échappe aux commissaires. Dans ce cas précis, Vettel aurait dû laisser Hamilton dans l’espoir par la suite de le doubler avant la fin de la course. On sait très bien que, quand on coupe une chicane et qu’on se retrouve sur le gazon, on doit laisser passer celui qui est derrière. Si Hamilton n’avait pas freiné, l’accrochage était inévitable et les deux auraient probablement abandonné."

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