Formule 1

Après une victoire particulière, Hamilton compatit avec Vettel

Les deux hommes se sont livrés un beau duel

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Par Olivier Ferret

10 juin 2019 - 09:48
Après une victoire particulière, (...)

Lewis Hamilton est revenu sur sa victoire de Montréal, obtenue bien qu’il ait franchi la ligne d’arrivée en deuxième place. Sebastian Vettel a reçu une pénalité pour avoir repris la piste devant lui après une erreur et le Britannique a hérité de la victoire. Vettel a toutefois insisté sur le respect que Hamilton lui avait montré après la course et ce dernier le confirme.

"Je rejoins ce que dis Seb sur le respect qu’il y a toujours eu entre nous" a expliqué Hamilton. "Nous avons couru ensemble de nombreuses années et il n’y a probablement personne que je prends plus de plaisir à affronter. J’aime vraiment les opportunités de se battre comme celle qu’on a eue ici et les précédentes années, ce sont des souvenirs que je chérirai toujours et j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres."

Il regrette toutefois une victoire comme celle-ci, même s’il avoue qu’il essayait de pousser Vettel à la faute : "Pour moi, c’est un peu un sentiment de vide, ce qui est un peu fou parce que nous sommes dans ce beau pays. Ça a été une course vraiment géniale entre deux équipes différentes et ça s’est terminé avec un peu de négatif. D’après ce dont je me souviens, je suis sorti du virage, j’étais plus rapide à ce moment-là et j’essayais juste d’exercer de la pression sur Seb."

"Je voulais me rapprocher, mais aussi le pousser à la faute. Ce n’est pas souvent qu’on peut pousser un quadruple champion du monde à commettre une erreur, mais c’est arrivé et je me suis dit ’ok, c’est ma chance’. J’ai donc pris le virage comme d’habitude et j’étais sur la trajectoire. L’écart s’est réduit, on a failli se percuter et j’ai dû freiner pour éviter une collision. Heureusement, nous l’avons évitée."

"Mais de toute évidence, c’était une fenêtre de possibilité unique. Et puis l’écart s’est creusé parce que j’ai freiné pour l’éviter. Et même quand j’ai appris qu’il y avait une pénalité, j’ai continué à attaquer parce que je me disais ’peut-être qu’on peut encore avoir cette course’. C’est une course difficile, les températures sont si élevées et c’est la piste la plus dure pour les voitures. C’est très, très physique pour la voiture et aussi pour le pilote. C’est très facile de faire une erreur, donc j’essayais juste de me rapprocher le plus possible."

Hamilton insiste sur le fait que la Mercedes n’était pas la voiture la plus rapide, et surtout qu’il a pu compter sur ses mécaniciens pour éviter une catastrophe, après qu’une fuite d’huile a été découverte sur sa monoplace le matin avant la course : "La Ferrari était très forte ce week-end. Ils étaient tellement rapides dans les lignes droites, ils ont certainement un mode que nous n’avons pas actuellement. Donc, tout à coup, ils augmentaient la puissance et s’éloignaient en ligne droite, même si j’avais le DRS ouvert. J’essaie de me concentrer sur le positif, sur le fait que nous ayons pu courir, et sur le travail que les gars ont fait."

"J’ai failli ne pas prendre le départ parce que nous avions un problème moteur. Les gars ont vraiment eu du pain sur la planche ce week-end parce que j’ai percuté le mur vendredi, ce qui est rare pour moi, j’ai connu un bon samedi et avant la course, j’ai eu ce problème. Il a fallu tout démonter et il était facile de faire des erreurs. Je n’ai pas fait d’erreurs en course et je me suis donné à fond."

Hamilton a perdu une seule victoire sur tapis vert dans sa carrière, à Spa-Francorchamps en 2008, où Felipe Massa avait hérité de la victoire suite à une pénalité de temps. Interrogé à ce sujet, il se souvient très bien du sentiment mais juge que les deux situations étaient nettement différentes.

"Je ne pense pas qu’on puisse comparer cela à 2008 parce que j’avais fait une erreur, en 2008. J’avais dépassé quelqu’un et j’avais dû le laisser passer, puis le dépasser à nouveau. A l’époque, mon équipe avait demandé à Charlie [Whiting] si le dépassement était correct et Charlie est revenu en disant que tout allait bien."

"Mais s’il était revenu et nous avait dit que ce n’était pas correct, je l’aurais laissé passer et j’aurais repris la place après. Mais le reste de la course était dingue. J’étais sorti, il m’avait dépassé, il avait fait un tête-à-queue et je l’avais repassé, puis il est sorti et j’ai quand même été pénalisé à la fin, donc c’était très différent, mais je comprends ce que c’est de perdre une course. Ce n’est certainement pas la façon dont on veut gagner, ce n’est pas non plus la façon dont on veut perdre, surtout quand on a si bien piloté."

Lorsqu’il lui a été demandé ce qu’il aurait fait s’il avait été commissaire, le Britannique ne veut pas s’avancer : "La bonne chose, c’est que je ne suis pas dans le bureau des commissaires, je ne suis pas là-bas donc c’est une question hypothétique."

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