Formule 1

Après le ‘cauchemar’ des qualifications, Hamilton a retrouvé confiance en course

Le départ a été décisif

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Par A. Combralier

12 mai 2019 - 20:56
Après le ‘cauchemar' des qualifications,

C’est sans doute au départ que Lewis Hamilton a gagné ce Grand Prix d’Espagne. Le Britannique a bondi pour surprendre Valtteri Bottas, et a ainsi oublié sa déconvenue de la veille en qualifications (six dixièmes de retard sur Valtteri Bottas).

« Aujourd’hui, il fallait simplement que je me rachète après une performance décevante en qualifications » confie le leader du championnat après cette nouvelle victoire.

« L’équilibre, hier, était un peu un cauchemar. Mais le rythme de course a été bon depuis le début de la saison pour moi. J’ai été assez heureux et à l’aise en course. Dans les tours de mise en grille, je n’étais toujours pas heureux de l’équilibre. Donc j’ai dû faire quelques changements. J’ai dû changer un peu de style de pilotage. »

« Cela a bien fonctionné en scénario de course. Je vais voir pourquoi cela n’a pas fonctionné sur un tour, cela pourrait prendre du temps. Normalement, pour gérer les pneus, je suis assez bon. Mais là, je crois que c’était mon point faible. »

« Quand les feux rouges se sont éteints, je me suis bien élancé ; et ensuite nous étions proches au premier virage. La Ferrari aurait pu être à nos côtés. C’était une bataille formidable, un moment décisif. C’est un circuit vraiment formidable mais il est très difficile de se suivre après le premier virage. »

« Je ne suis pas certain : feront-ils des changements pour que la course permette aux voitures de se suivre d’un peu plus près ? Peu importe, après le premier virage, il fallait juste rester concentré pour être performant lors de chaque tour. »

Après cinq doublés en autant de courses, il est clair que Mercedes écrase la concurrence… Lewis Hamilton a, bien entendu, eu un mot pour remercier les siens.

« C’est juste une journée incroyable pour l’équipe. Tout le monde a travaillé si dur pour s’assurer d’amener une évolution convenable, quelque chose qui soit performant sur tous les plans. Je suis très, très fier de tout le monde à l’usine. Les gars ici sur la piste, ont aussi réussi un sans-faute. »

« Je préfère quand Ferrari se bat avec nous. Je préfère les courses comme à Bahreïn, quand Ferrari avait verrouillé la première ligne. J’adore cela. Surtout quand une Mercedes est intercalée entre des Ferrari, par exemple. Ces deux dernières années, c’était ce que nous avions. Quand la bataille devient interne, c’est moins excitant je dirais, mais c’est toujours extrêmement difficile pour le pilote. Il nous faut être performant, travailler très dur pour tout extraire de la voiture. »

Le champion en titre a eu une pensée particulière pour Dr. Dieter Zetsche : le grand patron de Mercedes est monté sur le podium récolter le trophée de la victoire, puisqu’il s’agissait de son dernier Grand Prix en tant que PDG de Daimler AG.

« Il me soutient grandement depuis que j’ai 13 ans. Il a participé au processus de décision qui m’a fait rejoindre McLaren, puis cette équipe. Chaque année, il était là quand il a fallu prolonger ; c’est sa dernière course avec nous, et je veux juste lui dire un grand merci. »

Mais c’est au jeune Harry Shaw, atteint d’un cancer, que Lewis Hamilton a dédié sa victoire…

« J’ai reçu un message très sympathique d’un jeune enfant malade, et nous lui avons envoyé une casquette. Je l’ai vu aujourd’hui, avant la course. Je recherchais quelque chose pour m’inspirer, donc je lui ai dédié la course. Nous allons essayer de faire quelque chose de spécial pour lui. »

Mercedes

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