Andretti en F1 : le ‘oui mais’ de Zak Brown

Il faut que l’équipe fasse grossir les revenus de la F1

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Par Alexandre C.

7 mai 2022 - 15:58
Andretti en F1 : le ‘oui mais' (...)

Alors qu’Andretti fait le forcing auprès de Liberty Media pour arriver en F1 en 2024, les autres équipes regardent avec parfois plus de circonspection que d’excitation ce projet américain.

Car si une 11e équipe arrive en F1, cela veut dire que les revenus des autres équipes seront dilués avec une part supplémentaire du gâteau.

Il existe bien une prime anti-dilution de 200 millions de dollars, à payer par Andretti, pour compenser la perte de revenus pour les autres équipes ; mais ses effets s’estompent au bout de quelques années.

Zak Brown pose donc des conditions à une arrivée d’une 11e équipe : pour compenser la perte des revenus à long terme pour chaque équipe, puisqu’il faudra partager le gâteau en plus de parts, il faudra qu’Andretti aide à faire grossir ce gâteau des revenus. En développant le marché aux USA bien sûr.

Le PDG de McLaren Racing estime tout de même que la froide réaction (voir notre article) de certains directeurs d’équipes à la rumeur Andretti était une preuve « d’égoïsme. »

« Je suis favorable à une 11e équipe de haute qualité. »

« La réaction de certaines équipes a été plutôt d’ordre fiscal, parce qu’en fin de compte, les nouvelles équipes mangent le total des revenus. Ils [une nouvelle équipe] doivent faire un chèque assez important, ce qui signifie que la dilution de l’argent se fera dans quelques années. »

« Et si vous pensez qu’ils sont utiles au sport, peut-être qu’ils participeront à construire le sport, peut-être en augmentant les droits TV en Amérique, en augmentant le sponsoring. »

« Et au moment où la dilution se fera sentir, ils auront contribué à une plus grande croissance. »

« Je pense que nous avons une vision à très long terme de ces choses, où économiquement, tout irait bien. »

Pour Zak Brown, la F1 va donc avoir du mal à s’opposer durablement à l’arrivée d’une 11e voire 12e équipe en F1 : ce n’est pas comme si les équipes étaient aujourd’hui en difficulté financière, face au risque de dilution.

« Nous avons un grand spectacle. Donc, je comprends pourquoi certains diront : "Nous avons 10 équipes très saines". Nous ne risquons pas de perdre une équipe, alors qu’historiquement, au cours des 20 dernières années, il y a toujours eu une ou deux équipes au bord du gouffre [dont McLaren, ndlr]. »

« Je sais qu’avec Audi et Porsche, le PDG [du groupe Volkswagen] a fait des déclarations en début de semaine, qui ont effectivement confirmé leur arrivée dans le sport. »

Et Zak Brown avance donc un chiffre allant jusqu’à 12 équipes.

« Nous pouvons aller jusqu’à 12 équipes, tant qu’il s’agit d’équipes de qualité qui disposent de ressources adéquates et qui peuvent contribuer à la croissance du sport, tout va bien. »

« Que vous achetiez une équipe existante, que vous investissiez dans une équipe existante ou que vous en créiez une... cela montre à quel point le sport est sain aujourd’hui. »

« Liberty a atteint l’objectif qu’il s’était fixé, à savoir créer une valeur de franchise pour les équipes de course. »

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