Formule 1

A Monaco, Pirelli attend une dégradation minimale malgré la sélection la plus tendre

Mais la stratégie restera très importante

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Par Alexandre C.

18 mai 2021 - 15:16
A Monaco, Pirelli attend une dégradation

Sans surprise, Pirelli a amené (pour la première fois de l’année) sa sélection la plus tendre possible à Monaco, pour un tracé peu abrasif et urbain. Ce qui veut dire que les tendres du dernier Grand Prix en Espagne seront en réalité les durs de ce Grand Prix à Monaco.

Pour autant les pilotes devraient être capable de largement attaquer en piste. Non seulement parce que Monaco est le tracé le plus lent du calendrier, mais aussi parce qu’avec des réglages avec un appui aérodynamique maximum, les voitures useront moins en moyenne leurs pneus. De plus, les virages se succédant très rapidement, il est assez facile de chauffer les pneus, surtout les tendres, pour les amener dans leur bonne fenêtre de fonctionnement. L’abrasivité est enfin une des plus permissives de l’année.

La piste sera très verte et glissante en début de week-end, et l’évolution au chronomètre sera par conséquent marquée de tour en tour. Puisque les F1 ne roulent pas le vendredi, la piste devrait à nouveau perdre en adhérence le samedi, avant de reprendre sa courbe ascendante en termes d’adhérence.

Un seul arrêt est la norme à Monaco. Le vainqueur de 2019, Lewis Hamilton, s’était arrêté une fois par exemple sur une stratégie tendres-mediums, mais avait souffert grandement d’usure pneumatique en fin d’épreuve, après un premier relais écourté par une voiture de sécurité au 11e tour seulement. Les autres concurrents avaient d’ailleurs choisi des durs et non des médiums.

A noter que pour la F2, Pirelli a amené aussi sa sélection la plus tendre, à ceci près que ce seront évidemment des 18 pouces qui seront de sortie.

Mario Isola rappelle à quel point la stratégie, simple en apparence à Monaco, peut aussi être perturbée par l’apparition précoce d’une voiture de sécurité, comme il y a deux ans pour le dernier Grand Prix.

« Monaco est unique, mais son absence du calendrier depuis 2019 ne fait que souligner ses spécificités et nous rend encore plus heureux d’y retourner. L’adhérence mécanique est la clé du succès, tout comme les qualifications et la stratégie, avec la difficulté réputée des dépassements. L’accent est donc mis sur la position en piste, les pilotes devant extraire le maximum du pneu C5 le plus tendre en qualifications. La stratégie tend à être réactive, les équipes effectuant leurs arrêts au moment qui leur donne le maximum d’avantage sur la piste, grâce aussi à une large fenêtre d’arrêt au stand résultant de la très faible usure et dégradation des pneus. »

Le mardi et le mercredi après le Grand Prix, Ferrari restera dans le Sud, pour aller de Monaco au Paul Ricard, pour de nouveaux tests pneumatiques, ceux des 18 pouces F1 de l’an prochain. Ce sera le 6e test des prototypes Pirelli de 2022.

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