Formule 1

Whitmarsh : Des équipes à la limite de la saturation

20 courses en 2012

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Par Olivier Ferret

31 octobre 2011 - 15:30
Whitmarsh : Des équipes à la limite (...)

Le calendrier 2011 de la Formule 1 aurait déjà dû comporter 20 courses mais avec l’annulation du Grand Prix de Bahreïn, les équipes et les pilotes n’auront eu qu’à en affronter 19, Abu Dhabi et Interlagos restants à disputer. Si tout va bien, c’est en 2012 que le chiffre de 20 courses sera donc atteint pour la première fois, avec le retour de Bahreïn et des États-Unis au calendrier, et la perte de la Turquie.

Pour le patron de la FOTA et de McLaren, Martin Whitmarsh, on touche du doigt une limite avec 20 courses. Sans compter qu’il faudra caser le Grand Prix de New York en 2013 puis celui de Russie en 2014 dans le calendrier. Pour éviter d’en arriver à 22 courses, il reprend les arguments déjà avancés par Ross Brawn il y a quelques mois sur le sujet.

"Nous avons 20 courses dont beaucoup hors d’Europe, c’est très dur pour une équipe et on touche du doigt une vraie limite. On ne peut pas décemment en avoir plus," explique-t-il lors du Grand Prix d’Inde.

Selon lui, les équipes tournent à plein régime et si le calendrier continue à s’étendre il faudra revoir l’accord sur la restriction des ressources en mettant en place une deuxième équipe de course, qui opérerait en alternance avec la première.

"On se rapproche du point où on a besoin de deux équipes de course, qui alternent l’une avec l’autre, à la manière de ce qu’on peut voir en NASCAR. Bien entendu, avoir un championnat du monde est important mais chaque Grand Prix en lui-même est déjà très demandant. Je sais qu’il y a toujours la poursuite des gains, la volonté de faire de l’argent, mais 20 courses c’est déjà beaucoup et on est à la limite de ce qui peut être supporté," poursuit Whitmarsh.

"Je pense que l’on pourra faire avec l’an prochain mais ce sera très dur parce que nous finissons déjà cette saison tard, fin novembre. Il y a ensuite décembre et en janvier ça repart avec la nouvelle voiture puis les essais en février et enfin les courses à partir de mars. C’est incroyablement difficile pour les hommes, que ce soit les mécaniciens, les techniciens ou les ingénieurs," conclut-il.

Côté pilotes, Jenson Button pense par contre que la limite n’est pas encore atteinte. Les pilotes ont moins d’heures à faire lors d’un week-end que les autres membres de l’équipe.

"En tant que pilotes, on adore courir, on est là pour ça. Pour nous le nombre de courses n’importe pas vraiment mais il faut penser à tous les gars qui bossent non-stop. Il y a une différence énorme entre nous et eux sur le nombre d’heures de travail pendant un week-end et ce sont vraiment ces gars-là qui sont à la limite, pas nous," confirme le pilote McLaren.

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