Formule 1

Villeneuve a beaucoup apprécié son tour avec la Ferrari de son père

De l’émotion sur le circuit Gilles Villeneuve à Montréal

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Par Olivier Ferret

13 juin 2018 - 17:49
Villeneuve a beaucoup apprécié son (...)

Jacques Villeneuve a été très ému de faire un tour de piste au volant de la voiture de son pères, la Ferrari 312 T3 de Gilles Villeneuve, qui a gagné à Montréal il y a 40 ans.

Le champion du monde 1997 a pu rouler, au ralenti, avant la parade des pilotes ce dimanche.

"Faire ce tour de piste au volant de la voiture gagnante de mon père en 1978 à Montréal a été génial et, oui, c’était émouvant. Mais qui n’aurait pas été ému ?" déclare le Québécois au Journal de Montréal.

"Non seulement parce que c’était la Ferrari 312T3 pilotée par mon père, mais aussi parce que j’ai couru ici pendant toute ma carrière en F1."

"Je peux enfin dire que j’ai mené au Grand Prix du Canada, une épreuve que je n’ai jamais gagnée. J’ai surtout su éviter le mur des champions, que j’ai tapé deux fois !" ajoute Villeneuve, ironique.

Il a vite repris ses marques.

"Le circuit n’a pas changé au fil des ans. Piloter une voiture de course, ça ne s’oublie pas, même si ce tour de piste a été effectué à vitesse réduite."

"Ce que je retiens de cette expérience enrichissante, d’abord, j’ai une autre fois réalisé que les pilotes à l’époque prenaient des risques énormes. La structure de la voiture s’arrête aux hanches et puis, après, c’est du plastique."

"Mais bon, ils considéraient la F1 comme une voiture sécuritaire. La technologie en était là dans leur temps."

Villeneuve n’a pas roulé aussi... lentement que prévu.

"Je devais précéder le défilé des pilotes, mais j’ai dû accélérer un peu pour éviter de créer une surchauffe. J’ai dû prendre mes distances. Mais bon, le but n’était pas d’aller vite, c’était plutôt de saluer la foule."

"Tout aussi génial était le vrombissement du moteur, le fameux V12 à plat de Ferrari. C’était aussi hallucinant et fantastique de voir autant de gens dans les tribunes. J’aurais bien voulu entendre leur cri, mais le moteur était trop bruyant. Je n’entendais rien."

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