Formule 1

Vettel : Qui est le double champion du monde

Son parcours en sport automobile

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Par Olivier Ferret

9 octobre 2011 - 10:04
Vettel : Qui est le double champion du

Sebastian Vettel est un pilote automobile allemand, né le 3 juillet 1987 à Heppenheim en Allemagne, devenu le 14 novembre 2010 à 23 ans 4 mois et 11 jours le plus jeune champion du monde de l’histoire de la Formule 1 au volant de sa Red Bull-Renault.

Après avoir été pilote essayeur pour BMW Sauber et fait ses débuts en Formule 1 à l’occasion du Grand Prix des États-Unis 2007, il devient pilote titulaire de la Scuderia Toro Rosso avant de rejoindre pour la saison 2009 l’écurie Red Bull Racing aux côtés de l’Australien Mark Webber.

Lors du Grand Prix du Japon 2007, il devient à 20 ans, 2 mois et 27 jours le plus jeune pilote de l’histoire de la Formule 1 à mener une course. La saison suivante, il confirme sa précocité au plus haut niveau en devenant, à 21 ans, 2 mois et 11 jours, à l’issue des qualifications du Grand Prix d’Italie 2008, le plus jeune poleman de l’histoire de la Formule 1, et le lendemain le plus jeune vainqueur de l’histoire de la Formule 1. Il devient vice-champion du monde de Formule 1 en 2009, puis champion du monde l’année suivante, devenant ainsi le plus jeune détenteur de ce titre, qu’il remporte le 14 novembre 2010 à Abou Dabi.

Aujourd’hui, à Suzuka, il devient le plus jeune double champion du monde de l’histoire de la F1 et détrône Alonso de ce record.

Les débuts en sport automobile

Soutenu depuis l’âge de huit ans par Red Bull, Sebastian Vettel qui pratique assidument le karting depuis 1995, accroche notamment à son palmarès une victoire à la Coupe de Monaco de karting en 2001. Il termine également sixième du championnat européen de Karting ICA l’année suivante. En 2003, il fait ses débuts en sport automobile en championnat d’Allemagne de Formule BMW. Il fait d’emblée forte impression en terminant second de la discipline. La saison suivante, il poursuit sur sa lancée et ne laisse aucune chance à ses adversaires en remportant haut la main le titre avec 388 points sur 400 possibles.

En 2005, il passe à l’échelon supérieur en Formule 3 Euroseries et se classe cinquième et meilleur débutant d’une saison dominée par les pilotes de l’écurie ASM, Lewis Hamilton et Adrian Sutil. Toujours présent en F3 Euroseries en 2006, il s’affirme comme l’un des candidats au titre mais, à l’issue d’un long duel, s’incline face à son coéquipier chez ASM Paul di Resta et termine finalement vice-champion. Il fait également sensation à l’occasion d’un meeting de World Series by Renault à Misano en juillet 2006 en remplacement de Colin Fleming où, pour ses débuts dans la discipline, il se classe deuxième de la première course du week-end, avant de s’imposer dans la seconde après avoir signé la pole position.

2006-2007 : Premiers pas en Formule 1 chez BMW Sauber

Sous contrat avec BMW depuis 2005, Sebastian Vettel effectue un premier test en Formule 1 en septembre 2005 pour le compte de l’écurie Williams-BMW, puis un second en juillet 2006 chez BMW Sauber. En août, à partir du GP de Turquie, il est promu troisième pilote BMW Sauber, après la titularisation de Robert Kubica en remplacement de Jacques Villeneuve. Ses performances sont rapidement impressionnantes compte-tenu de son jeune âge (19 ans et deux mois) : il réalise le meilleur temps des essais du vendredi à l’occasion du Grand Prix d’Italie à Monza.

En 2007, tout en participant au championnat de World Series by Renault, il poursuit son rôle de troisième pilote chez BMW Sauber. Présent en piste lors des essais du vendredi à l’occasion des GP d’Australie et GP de Bahreïn, il voit son activité réduite lors des semaines suivantes, mais l’indisponibilité du pilote polonais Robert Kubica laissé au repos par les médecins suite à son accident du GP du Canada permet au jeune Allemand d’effectuer ses débuts en course à l’occasion du Grand Prix des États-Unis à Indianapolis. Il réalise un petit exploit en se classant huitième et décrochant son premier point en Formule 1 pour sa première course : il devient, à seulement 19 ans, 11 mois et 14 jours le plus jeune pilote de l’histoire de la Formule 1 à inscrire un point.

2008 : Titulaire au sein de la Scuderia Toro Rosso

Le 31 juillet 2007, la Scuderia Toro Rosso annonce que Sebastian Vettel remplacera Scott Speed jusqu’à la fin de la saison. Vettel effectue alors ses débuts de pilote titulaire à l’occasion du Grand Prix de Hongrie qu’il termine à la seizième place. Déterminé à faire tout son possible avec sa monoplace qui n’est pas particulièrement performante bien qu’elle dispose d’une mécanique Ferrari, il décroche une méritoire huitième place sur la grille lors du Grand Prix du Japon ; c’est la première fois qu’une Toro Rosso participe à la session finale de qualification depuis ses débuts en Grand Prix. En course il a l’occasion de parcourir ses premiers tours en tête (il en va de même pour son écurie), mais, lors d’une neutralisation sous voiture de sécurité, il est surpris par une manœuvre de Lewis Hamilton et accroche son « presque coéquipier » Mark Webber alors troisième, les condamnant tous les deux à l’abandon. La FIA, le jugeant responsable de l’accrochage, décide alors de le sanctionner d’un recul de dix places sur la grille pour l’épreuve suivante. Mais quelques jours avant le Grand Prix de Chine, Vettel se voit dédouané de toute responsabilité dans l’incident avec Webber et la FIA retire sa sanction. Il se qualifie en douzième position mais est pénalisé de cinq places pour avoir gêné un autre pilote pendant son tour lancé. Grâce à un seul arrêt au stand et bénéficiant de nombreux abandons suite à de mauvaise conditions météorologiques il finit la course à une brillante quatrième place, son équipier Vitantonio Liuzzi terminant sixième. Il termine le championnat à la quatorzième place avec 6 points et conserve son baquet chez Scuderia Toro Rosso pour 2008 où il fait équipe avec Sébastien Bourdais, quadruple champion de Champ Car.

Auteur d’un début de saison 2008 discret et marqué par plusieurs accidents, il confirme sa bonne réputation en prenant progressivement l’ascendant sur Bourdais à partir du Grand Prix de Monaco qu’il termine en cinquième position. Huitième lors du Grand Prix du Canada et auteur par ailleurs de belles prestations en qualifications compte tenu du matériel dont il dispose, son recrutement pour la saison 2009 est annoncé par Red Bull Racing où il remplacera le vétéran David Coulthard, qui a annoncé son retrait de la compétition pour la fin de la saison.

Le 13 septembre 2008, Sebastian Vettel signe la pole position du Grand Prix d’Italie sous une pluie battante. Le lendemain, la pluie n’a pas cessé de tomber, ce qui n’empêche pas Vettel de prendre un bon envol. Ce n’est pas le cas de son coéquipier, Sébastien Bourdais, quatrième sur la grille de départ, son système anti-calage tombe en panne et lui fait perdre un tour sur le reste des participants. Du haut de ses 21 ans, Vettel devient ainsi le plus jeune poleman et le plus jeune vainqueur de l’histoire de la Formule 1, détrônant Fernando Alonso, qui avait remporté le Grand Prix de Hongrie 2003 à 22 ans. Avec 35 points, Sebastian Vettel termine la saison au huitième rang du championnat.

2009 : en lutte pour le titre chez Red Bull Racing

À Melbourne, lors du Grand Prix inaugural, il s’accroche à trois tours du terme avec Robert Kubica alors qu’il est second de l’épreuve. Il poursuit pourtant sa course sur trois roues et détruit sa monoplace dans un virage. Cette conduite dangereuse lui vaut une pénalité de 10 places sur la grille de départ du Grand Prix de Malaisie où il abandonne sur sortie de piste.

En Chine, il décroche la pole position et remporte la seconde victoire de sa carrière, la première de Red Bull Racing qui signe son premier doublé grâce à la seconde place de Mark Webber. À Bahreïn, il est troisième sur la grille de départ et termine second de la course derrière la Brawn GP de Jenson Button. En Espagne, il ne tire pas partie de sa qualification en première ligne et échoue à la quatrième place, derrière les pilotes Brawn et son coéquipier. En principauté, après avoir perdu beaucoup de temps dans le premier relais à cause d’un mauvais choix de pneus, il commet une faute qui le handicape dans sa lutte pour le titre face à Button qui signe une nouvelle victoire.

En Turquie, Vettel décroche la troisième pole position de sa carrière devant Button et Barrichello mais se fait déborder rapidement par le pilote anglais qui remporte l’épreuve. Vettel se classe troisième de la course derrière son coéquipier. À Silverstone, il signe la pole position, décroche son premier meilleur tour en course et remporte l’épreuve signant ainsi son premier hat-trick. En Allemagne, Vettel termine second derrière son coéquipier qui signe son premier succès mais abandonne ensuite en Hongrie et en Europe. Il se reprend lors du Grand Prix de Belgique où il se hisse sur la troisième marche du podium après être parti huitième. En Italie, Vettel termine à la huitième place et voit ses chances de titre se réduire. Toutefois, il termine quatrième à Singapour puis s’impose au Japon, à deux Grand Prix de la fin, il ne compte plus que 16 points de retard sur Button.

Au Brésil, tandis que son coéquipier remporte la course, il termine quatrième, juste devant Button qui est sacré champion du monde. Cependant il prend le meilleur sur Rubens Barrichello (huitième de l’épreuve) au championnat. Il remporte son quatrième succès de la saison lors de la dernière course à Abou Dabi.

2010 : Champion du monde avec Red Bull

À Bahreïn, il décroche la pole position mais termine seulement quatrième suite à un problème d’échappement. Il décroche à nouveau la pole position en Australie mais abandonne à cause d’un écrou de roue. En Malaisie, Vettel remporte son premier Grand Prix de la saison après s’être élancé de la troisième place sur la grille de départ. Il signe une nouvelle pole position en Chine où il se classe sixième. Pour le retour en Europe lors du Grand Prix d’Espagne, il se hisse sur la première ligne de la grille de départ et termine troisième d’une course remportée par son coéquipier. Il se classe second à Monaco avant de s’accrocher avec son coéquipier en Turquie. Il termine quatrième du Grand Prix du Canada. Après avoir décroché la pole position au Grand Prix d’Europe à Valence, il signe une autre victoire. Après neuf manches, Vettel est troisième du championnat du monde avec 115 points.

Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel partage la première ligne avec son coéquipier Mark Webber, avant de le toucher au premier virage et subir une crevaison. Sa course est compromise mais il remonte jusqu’à la septième place et prend la quatrième place du championnat. Le 12 septembre, lors du Grand Prix d’Italie, Vettel se classe quatrième devant son co-équipier Mark Webber. Lors du Grand Prix de Singapour, Vettel est second derrière Alonso. Il remporte le Grand Prix du Japon en partant en pole position.

Lors du Grand Prix de Yeongam, il est victime de la casse de son moteur alors qu’il menait la course. Il se ressaisit à Interlagos où il gagne en partant deuxième derrière son compatriote Nico Hülkenberg. Avant l’ultime Grand Prix, il est troisième du championnat, derrière Fernando Alonso et son équipier Mark Webber. Lors du Grand Prix, Vettel profite des erreurs de Webber (parti à la faute, il touche un rail de sécurité et est contraint à changer de pneumatiques plus tôt que prévu) et d’Alonso (qui change son train de pneus juste après Webber). Il bénéficie de l’aide inattendue de Vitaly Petrov qui durant toute l’épreuve précède et contient Alonso et Webber. Vettel remporte ainsi le Grand Prix d’Abou Dabi et devient le plus jeune champion du monde de l’histoire à 23 ans 4 mois et 11 jours. Il termine sa saison avec le plus grand nombre de pole positions (10), de victoires (5, avec Alonso), de podiums (10 avec Alonso et Webber) et de tours en tête (382).

2011 : À la quête d’un nouveau titre

Dès le Grand Prix d’Australie inaugural, à Melbourne, Sebastian Vettel confirme son titre de champion du monde de la saison précédente, en signant la pole position et en décrochant la onzième victoire de sa carrière. Deux semaines après, il réussit à nouveau le doublé pole position/victoire en Malaisie. Cette victoire est sa quatrième consécutive.

Au Grand Prix de Chine, Vettel signe sa troisième pole position de la saison avant de terminer deuxième en course derrière Lewis Hamilton. En Turquie, il signe sa cinquième pole consécutive (la quatrième de la saison) et remporte la treizième victoire de sa carrière. Il enchaîne avec une quatrième victoire en s’imposant sur le circuit de Catalunya lors du Grand Prix d’Espagne ; une semaine après, il signe la pole position et la victoire au Grand Prix de Monaco aidé par un drapeau rouge à six tours de la fin, lui permettant de changer ses pneumatiques sans perdre de temps au stand. Au Grand Prix du Canada, il signe la pole position puis mène toute la course avant d’être poussé à la faute dans le dernier tour par Jenson Button qui remporte l’épreuve devant Vettel et Webber. Lors du Grand Prix d’Europe, il signe le deuxième hat-trick de sa carrière. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel parti en deuxième position sur la grille derrière son coéquipier Mark Webber termine second de la course derrière Fernando Alonso.

Pour son Grand Prix national, Vettel est en difficulté tout au long du week-end et doit se contenter de la quatrième place : c’est la première fois de la saison qu’il ne monte pas sur le podium. Une semaine plus tard, au Grand Prix de Hongrie, il se classe deuxième après être parti de la pole position. Au Grand Prix de Belgique, après la pause estivale, Vettel signe la pole position et décroche la première victoire de sa carrière sur le circuit des Ardennes. À Monza, après s’être élancé de la pole position, Vettel signe sa huitième victoire de la saison ce qui lui permet d’avoir plus de 100 points d’avance sur son second. Lors du Grand Prix de Singapour, Vettel décroche sa quatrième pole consécutive et gagne pour la première fois sur le circuit de Marina Bay devant son seul rival désormais pour le titre mondial, Jenson Button.

A Suzuka, Vettel achève le travail avec une nouvelle pole et un podium. En finissant 3ème il s’assure du titre, malgré la victoire de Button.

Source Wikipedia

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