Formule 1

Verstappen : C’est terrible de ne pas finir et de s’accrocher avec son équipier

Il revient sur la course décevante de Bakou

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Par Olivier Ferret

1er mai 2018 - 11:10
Verstappen : C’est terrible de ne (...)

Max Verstappen n’a pas vu le drapeau à damier lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan, après une collision avec son coéquipier Daniel Ricciardo.

Après un combat intense, au cours duquel les deux pilotes Red Bull Racing se sont affrontés à plusieurs reprises, ils se sont touchés au 39e tour, les menant tout droit à l’abandon.

Le Néerlandais revient avec un peu plus de recul sur cette course décevante de Bakou.

"Le départ était correct, mais on ne peut pas faire beaucoup de choses dans une telle ligne droite, je pouvais garder ma position et tout s’est bien passé, même si c’est toujours un peu serré sur un circuit urbain," dit-il.

Après la première voiture de sécurité, Verstappen a réussi à dépasser Ricciardo, après quoi l’Australien a tenté de reprendre plusieurs fois sa position perdue.

"Ce sont de belles actions, nous avons eu un vent fort, donc sur la ligne droite, on pouvait très bien être aspiré, on s’est donné peu de place et on a même eu un petit coup de roue, mais ça allait. Bien sûr, notre combat était à la limite mais à ce moment-là, tout était OK, et je pense que c’était agréable à voir à la télévision."

Puis l’accident s’est produit...

"J’ai déjà vu le moment deux ou trois fois à la télévision, mais il est bien sûr plus facile de commenter une vidéo en caméra embarquée que de juger en temps réel de ce qu’il faut faire quand on est à 320 km/h. C’est terrible de ne pas finir et la pire chose c’est que cela se produise avec ton coéquipier. En plus nous avons une très bonne relation, donc c’est juste énormément décevant."

Le Néerlandais ne veut toujours pas désigner un coupable pour l’incident. Red Bull dit 50/50 mais Lauda mettait 70% de la faute sur Verstappen, qui a changé de trajectoire au freinage.

"En fin de compte, peu importe qui est à blâmer : en tant que coéquipiers, vous ne voulez pas vous toucher l’un l’autre et vous sortir de la piste. Nous nous sommes parlé et nous nous sommes serré la main, il n’y a rien entre nous. Bien sûr, l’équipe n’était pas heureuse, mais nous n’étions pas contents non plus."

Lorsqu’on lui demande si l’équipe n’aurait pas dû encourager Ricciardo à le dépasser, Verstappen répond : "peut-être après, mais je pense que nous avons toujours été en mesure de nous affronter et quand nous avons ce genre de situations, elle a foi en nous. Malheureusement, ça n’a pas fonctionné. Les batailles précédentes entre nous étaient agressives, et à la limite, mais correctes."

Malgré l’incident, Verstappen ne craindra pas de se battre avec son coéquipier la prochaine fois.

"Tant que nous ne nous touchons pas, bien sûr ! Mais ça reste un risque quand vous êtes si proches, mais je pense que cela dépend aussi du circuit. A Bakou il y a une longue ligne droite et avec l’aide du vent, vous pouvez gagner beaucoup de vitesse. Vous continuez à attaquer tour après tour, ce scénario est unique à cette piste."

"Bien sûr, nous allons parler entre nous et je pense que l’équipe devrait juste nous laisser faire la course. La course entre nous ne doit pas changer radicalement, mais peut-être que nous devrions tous les deux être un peu moins impatients quand nous nous affrontons. Nous pouvons le faire. C’est juste que, malheureusement, cette fois-ci, ça ne s’est pas bien terminé."

Enfin, Verstappen est optimiste quant aux courses à venir.

"Il reste encore 17 courses à faire et vous pouvez voir à quelle vitesse les choses peuvent changer, donc tout est encore possible. Pour la prochaine course, nous aurons beaucoup de nouveautés. En regardant les données, elles semblent positives. Il reste à voir si c’est le cas, mais il y aura pas mal de changements."

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