Formule 1

Vasseur refuse de comparer Leclerc à Hamilton

La comparaison n’est pas pertinente selon lui

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Par A. Combralier

7 novembre 2018 - 11:46
Vasseur refuse de comparer Leclerc (...)

Durant sa carrière, Frédéric Vasseur, ancien directeur de ART Grand Prix, a vu passer beaucoup de jeunes et talentueux pilotes, à l’image de Lewis Hamilton en 2006, lors d’une campagne victorieuse en GP2. Le dirigeant français de Sauber est ainsi bien placé pour comparer directement le pilote Mercedes à un de ses futurs rivaux, Charles Leclerc, qui vient de conclure sa première saison en F1 au sein de l’écurie suisse.

« Je ne compare pas Charles aujourd’hui avec des gens comme Lewis » prévient cependant Frédéric Vasseur d’emblée.

« Tout d’abord, Lewis a commencé en F1 il y a plus de dix ans. Et il pilotait pour McLaren, il visait le titre, donc il y a déjà beaucoup de différences. A 19 ans, il avait pu faire des essais avant la première course. Et quand Charles nous a rejoints, nous étions un peu en fond de grille avec Sauber, donc son approche était totalement différente. C’était beaucoup plus facile de commencer chez Sauber, je pense. Il a souffert un peu au début, avec si peu d’essais. Mais petit à petit, le rythme était assez rapide et il a beaucoup amélioré ses capacités de gestion de course : la gestion des pneus, du carburant, mais aussi la gestion de toutes les informations à lire sur le volant, parce que c’est une immense différence par rapport aux autres séries. »

Si Frédéric Vasseur refuse de livrer son opinion sur cette comparaison, il peut éventuellement préciser si, selon lui, Charles Leclerc est véritablement prêt pour le grand saut chez Ferrari.

« Oui. Est-ce qu’il créera la surprise ? Vous ne le savez jamais, parce qu’avant tout, ça dépendra de la valeur de la voiture : c’est toujours relatif. Mais la voiture progresse, Charles progresse et tout est sur la table pour qu’il réussisse. »

« Sauber s’est améliorée sur tous les plans cette année, y compris au niveau des pilotes, et même Marcus a progressé par rapport à l’an dernier. C’est grâce à l’émulation, au fait d’être face à Charles : nos deux pilotes ne se combattent pas mais ils essaient d’être au même niveau et de progresser ensemble, étape par étape. »

« Au début de la saison, si Charles était capable de progresser beaucoup plus vite, c’était aussi parce que Marcus était là. Bien sûr, c’est l’un des piliers expliquant les progrès de l’équipe. »

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