Formule 1

Vandoorne regrette d’être arrivé au pire moment de l’histoire de McLaren

Ses efforts en piste n’étaient plus visibles quand il finissait 13e

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Par A. Combralier

5 novembre 2018 - 14:10
Vandoorne regrette d'être arrivé au (...)

De toute évidence, Stoffel Vandoorne a déçu les dirigeants de McLaren cette saison, qui ont dès lors décidé de le remplacer, l’an prochain, par Lando Norris. Le Belge n’a jamais battu en qualifications Fernando Alonso – il est le seul du paddock à avoir perdu tous ses duels le samedi. Son rythme en course le dimanche, même s’il était plus satisfaisant, n’a pas suffi pour lui permettre de prolonger son contrat.

Avec le recul, Stoffel Vandoorne peut sans doute regretter d’avoir eu affaire à un Fernando Alonso en pleine forme, qui ne lui a laissé que des miettes.

« Fernando est bien sûr très bon et je n’ai pas besoin d’expliquer ses qualités, elles parlent d’elles-mêmes » remarque aujourd’hui le futur pilote de Formule E. « L’an dernier, je suis d’accord, j’étais plus performant en qualifications. »

« Il y avait quelques problèmes au niveau du pilotage de notre voiture, et de ce fait, il était plus difficile de trouver des petits gains en performance tout au long de l’année. C’est probablement pourquoi je n’ai pas semblé si compétitif en qualifications. Mais bien sûr, d’autres facteurs sont entrés en compte. Même si, en course, nous étions toujours très proches l’un de l’autre. »

Un autre point a sans doute compliqué l’adaptation à la F1 pour Stoffel Vandoorne : en Formule 2, il avait l’habitude de courir pour des victoires chaque week-end, tandis qu’avec une McLaren en difficulté, il fallait gérer moralement le fait de ne pouvoir viser, au mieux, que les points.

« Je ne dirais pas que j’avais un problème mental à ce sujet, mais vous devez alors adopter une approche différente avant votre week-end » détaille Stoffel Vandoorne. « Peut-être qu’il y a des choses que vous faites différemment. Vous vous concentrez sur d’autres choses pour préparer votre week-end, c’est véritablement une approche différente. »

Stoffel Vandoorne découvrira la Formule E l’an prochain avec HWA-Racelab, une équipe affiliée à Mercedes. Dans un coin de sa tête, pense-t-il cependant déjà à faire son retour en F1 ?

« C’est difficile à dire… je ne peux pas être sûr à 100 % aujourd’hui. Tout ce que je peux dire, c’est que mon passage chez McLaren ne fut pas le meilleur de ma carrière. McLaren m’a donné beaucoup d’opportunités. Je suis arrivé chez eux en 2013 comme jeune pilote et ils m’ont soutenu dans toutes les séries junior et m’ont finalement donné un baquet. »

« Mais le timing n’était pas le bon. Les performances des deux dernières années furent les pires de l’histoire de McLaren. J’aurais préféré avoir une vraie chance de me battre à l’avant. Par exemple cette année, j’avais la sensation d’avoir vraiment bien conduit en course, mieux qu’en 2017, mais simplement, ces courses n’étaient pas récompensées de la même manière. Et c’est difficile pour les gens de reconnaître que vous avez fait une bonne course quand vous êtes 13e ou 14e. Pour vous personnellement, le ressenti est bon, mais vous n’êtes pas récompensé par des points et personne ne semble avoir vu à quel point votre course était bonne. Mais c’est ainsi. »

« Ce dont je suis sûr, c’est que je serai pleinement impliqué en Formule E cette saison après Abu Dhabi. Je me concentrerai à 100 % pour obtenir quelque chose en Formule E. C’est aussi une opportunité assez unique puisque je courrai dans l’une des meilleures équipes. Et ce sera un défi totalement différent. Je ne sais pas à quoi exactement m’attendre pour le moment. Les essais à Valencia sont difficiles à lire. Mais je suis optimiste et j’ai hâte de découvrir la série. »

Stoffel Vandoorne révèle, enfin, avoir noué des premiers contacts pour courir en Formule E dans les jours entourant le Grand Prix d’Italie.

« Mon premier contact fut avec Toto Wolff, en fait. Il m’a appelé et m’a expliqué tout le programme qu’ils avaient avec HWA et bien sûr, ce que l’équipe ferait dans le futur. Après, sans aucun doute, j’ai compris que ce serait une bonne opportunité pour moi. Même si je ne savais pas à 100 % ce que le futur me réserverait chez McLaren. Mais c’est ensuite devenu plus clair. Mais dès mon premier contact avec Toto Wolff, j’étais plus ou moins désireux d’accepter. »

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