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Senna manque au Brésil : nous n’avions que lui à l’époque

Le monde est encore bouleversé par la mort d’Ayrton

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Par D. Thys

27 avril 2014 - 18:48
Senna manque au Brésil : nous n’avions

C’est dans le cimetière de Morumbi - à Sao Paulo - que repose Ayrton Senna. Si sa tombe est particulièrement humble et discrète, elle serait pourtant la plus visitée du Brésil.

“Rien ne me sépare de l’amour de Dieu,” tels sont les mots qui sont gravés sur la stèle. “Je viens ici pratiquement toutes les semaines,” raconte Joao Antonio Castro, un vendeur de voitures. “Il nous manque terriblement. Il nous a tous séduit avec ce désir qu’il avait de gagner. Il était unique.”

“Les écoles emmènent les enfants ici en excursion,” raconte Alan Estevao, un gardien de sécurité de ce cimetière qui habite à un jet de pierre du circuit d’Interlagos sur lequel Senna s’était imposé en 1991 et 1993.

“De nombreux touristes japonais s’arrêtent ici, certains arrivent directement de l’aéroport avant de visiter le reste de la ville. Si vous venez dans ce cimetière, même pour l’enterrement de quelqu’un d’autre, vous passez par ici, c’est automatique ou presque.”

Ces visiteurs laissent souvent des photos, des messages, des souvenirs ou des fleurs, mais les administrateurs du cimetière font régulièrement le ménage et transmettent le tout à la famille du champion.

La mort d’Ayrton Senna avait été vécue comme un drame national au Brésil. Ses obsèques avaient été diffisées en direct à la télévision et le Brésil avait décrété trois jours de deuil national.

“Il faut se souvenir quelle était la situation au Brésil à l’époque,” déclare Mariane Kido, une femme qui est de passage sur la tombe d’Ayrton Senna pour se recueillir. “Notre pays était touché par une hyperinflation. Nous étions en plein dans la période de destitution du président et notre équipe de football n’avait plus remporté la Coupe du monde depuis 1970. Le Brésil avait besoin de quelqu’un et Senna est arrivé. Il croyait vraiment au Brésil et il nous a tous fait croire au Brésil. Nous n’avions que lui à l’époque.”

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