Formule 1

Red Bull Renault : 2016, l’arrivée de Verstappen, le retour de la fiabilité

Et une belle saison avec deux victoires

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Par Emmanuel Touzot

25 janvier 2019 - 18:15
Red Bull Renault : 2016, l'arrivée (...)

Après une saison 2015 sans victoire, Red Bull et Renault sont décidés à retrouver la plus haute marche du podium en 2016, dernière année avant le grand changement de réglementation au niveau du châssis. Pour cela, l’équipe a conservé le même duo de pilotes avec Daniel Ricciardo et Daniil Kvyat, et Renault a travaillé sur la fiabilisation de son bloc, ainsi que sur les performances.

Le Grand Prix d’Australie s’avère piégeux et Kvyat est l’une des victimes du nouveau format de qualifications instauré en ce début 2016. Un format par élimination sur les dernières minutes de chaque partie de séance qui laissait le Russe 18e sur la grille, tandis que Ricciardo accédait à la Q3. Pour la deuxième année consécutive, Kvyat ne prenait même pas le départ à cause d’un problème mécanique, et Ricciardo terminait au pied du podium devant son public.

A Bahreïn, les qualifications par élimination sont de nouveau appliquées, faute d’accord unanime. C’est un nouveau fiasco en termes de spectacle, et Kvyat est encore éliminé de manière prématurée, terminant dernier de la Q2. Le lendemain, il termine toutefois septième, trois places derrière Ricciardo, encore quatrième.

Le Russe est visiblement soulagé du retour au format classique de qualifications et prend le départ depuis la sixième place de grille, alors que Ricciardo est en première ligne. C’est bien Kvyat qui s’illustre en course et va chercher le premier podium de l’équipe cette saison-là, non sans avoir pris un départ musclé. Au terme de la course, Vettel le qualifiera de "torpille" dans la cool room. Ricciardo termine quatrième pour la troisième course consécutive.

Qualifiés sixième et huitième en Russie, Ricciardo et Kvyat terminent tous les deux hors des points. La raison ? Kvyat a voulu trop en faire au départ devant son public et est allé percuter Ricciardo puis Sebastian Vettel, causant des dégâts sur l’autre Red Bull et sur la sienne, et faisant abandonner l’Allemand.

Il n’en fallait pas plus pour donner un prétexte à Red Bull, qui cherche à recruter Max Verstappen pour les années à venir. Le Néerlandais, qui dispute sa deuxième saison avec Toro Rosso, menace de s’engager avec Mercedes ou Ferrari pour 2017, ce qui inquiète Helmut Marko. Les frasques russes de Kvyat sont une perche qu’il ne fallait pas tendre à ses dirigeants : Décision est prise d’échanger les baquets de Kvyat et Verstappen avec effet immédiat.

En arrivant en Espagne, Ricciardo a donc un nouvel équipier, et les deux pilotes se qualifient en deuxième ligne, l’Australien devant la dernière recrue de l’équipe. Au départ, les Mercedes s’accrochent, laissant la voie royale à Red Bull et Ferrari. Au jeu des stratégies, Verstappen se retrouve en tête de course et résiste dans les dernières boucles à Kimi Räikkönen pour aller s’imposer ! Sa première course avec Red Bull se transforme en première victoire, la première pour Red Bull depuis Spa 2014. Ricciardo complète ce triomphe avec la troisième place.

L’Australien signe la pole position à Monaco, sa première en carrière, et confirme les progrès de l’équipe en ce début de saison. Le dimanche, une erreur aux stands lui coûte une victoire promise et enlève son célèbre sourire de son visage. Il avouera plus tard n’avoir même pas participé au débriefing et être rentré chez lui immédiatement après le podium. De son côté, Verstappen se crashe trois fois dans le week-end, dont une fois en qualifications et une fois en course.

Au Canada et à Bakou, Ricciardo termine septième, tandis que Verstappen est quatrième à Montréal et huitième en Azerbaïdjan. L’équipe marque un peu le pas après deux très bons week-ends, mais les choses s’améliorent lors des trois courses restantes avant la pause estivale. Max Verstappen termine deuxième en Autriche et en Grande-Bretagne tandis que Daniel Ricciardo monte sur la troisième marche du podium en Hongrie.

Les podiums et positions en haut de la grille s’enchaînent au retour de la pause estivale, avec une première ligne pour Verstappen en Belgique et un podium pour Ricciardo le lendemain. En Italie, c’est un peu plus compliqué, mais ce sera l’une des deux dernières courses de l’année sans une Red Bull sur le podium.

Ricciardo termine deuxième à Singapour après un dernier relais phénoménal lors duquel il a repris une vingtaine de secondes à Lewis Hamilton, sans pouvoir toutefois le dépasser.

Qualifiés en deuxième ligne en Malaisie, les deux pilotes sont partis pour un double podium et offrent une passe d’arme incroyable en milieu de course. Celle-ci s’avère décisive puisque Lewis Hamilton est victime d’une casse moteur et laisse l’équipe autrichienne signer le doublé, Ricciardo devant Verstappen ! Une rédemption pour l’Australien après la désillusion de Monaco, et le premier doublé pour Red Bull depuis fin 2013.

Les deux pilotes sont en troisième ligne au Japon et Verstappen y termine sur le podium avec une belle deuxième place. Aux Etats-Unis et au Mexique, Ricciardo termine sur le podium alors que Verstappen abandonne suite à un problème de boîte de vitesses à Austin et termine quatrième à Mexico.

Au Brésil, Verstappen effectue une course incroyable sous la pluie, marquée notamment par une récupération d’une grosse glissade, mais aussi par une remontée du fond de peloton jusqu’à la troisième place. Ricciardo, plus en retrait, termine huitième.

A Abu Dhabi, le résultat d’ensemble est bon puisque les deux pilotes terminent au pied du podium, après une fin de course en peloton derrière les Mercedes. Verstappen ne tente rien de stupide, alors que Hamilton et Nico Rosberg bataillent pour le titre, et termine quatrième à 1,6 seconde du vainqueur.

Red Bull termine la saison avec la place de vice-championne du monde des équipes et Ricciardo retrouve, comme en 2014, le podium final du championnat. Verstappen conclut la saison au cinquième rang, mais ce sont surtout les progrès de Renault qui ont à noter, tant en performance qu’en fiabilité, avec un seul problème lié au moteur en course sur toute la saison. Avec 16 podiums contre trois en 2015, Red Bull a de quoi aborder 2017 avec un peu plus de sérénité...

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