Formule 1

Red Bull Renault : 2011, un Vettel et une RB7 intouchables

Une saison plus difficile pour Webber

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Par Emmanuel Touzot

16 janvier 2019 - 18:18
Red Bull Renault : 2011, un Vettel (...)

Galvanisée par les deux titres remportés en 2010, l’équipe Red Bull compte bien asseoir sa domination et justifier le numéro 1 qui orne, en ce début de saison 2011, la monoplace de Sebastian Vettel. Pour cela, elle compte sur les talents de ses pilotes, sur un moteur Renault redevenu la référence en termes d’exploitation, mais c’est Adrian Newey qui va faire la différence.

Le directeur technique a décidé de ne pas placer le KERS sous le réservoir, comme l’ont décidé les autres designers, mais de le placer entre le moteur et la boîte de vitesses, ce qui lui permet d’avancer au maximum le moteur dans le châssis, et de placer le centre de gravité plus au centre de la voiture.

Contre l’avis de certains de ses collègues, inquiets de la fiabilité de la RB7 avec cette solution technique, il obtient gain de cause et place le KERS là où il le souhaite. Un pari réussi puisque la RB7 s’avère bien plus équilibrée en termes de distribution de poids, et permet également un meilleur écoulement du flux aérodynamique grâce à une partie arrière bien plus fine.

Le résultat est là et un simple passage en revue des statistiques de l’équipe sur l’année 2011 permet de comprendre à quel point elle a écrasé la saison : 18 pole positions en 19 courses, 12 victoires, 3 doublés, 10 meilleurs tours.

De son côté, Sebastian Vettel n’a pas à rougir avec un total de 11 victoires, 15 pole positions et 17 podiums. Une quatrième place en Allemagne et un abandon à Abu Dhabi dès le premier virage seront ses seules courses finies hors du top 3.

Dès l’Australie, les huit dixièmes d’avance qu’il possède en qualifications font comprendre à la concurrence que l’année sera compliquée. Cependant, La RB7 n’est pas seule responsable de ces performances puisque Mark Webber se qualifie troisième et termine la course cinquième.

En Malaisie, Vettel gagne devant Jenson Button et s’incline face à Lewis Hamilton en Chine. La McLaren est la seule rivale de la RB7, mais ne fera en réalité pas le poids face à la monoplace autrichienne.

Après cette deuxième place en Chine, Vettel enchaîne trois victoires en Turquie, en Espagne et à Monaco, l’équipe réalisant son premier doublé à Istanbul. Vettel manque la victoire au Canada pour quelques mètres, puisqu’il se rate après un passage dans une flaque d’eau et laisse la victoire à Button, revenu du fond de peloton, au terme de la course la plus longue de l’histoire de la F1.

Victorieux à Valence pour le Grand Prix d’Europe, Vettel termine deuxième derrière Hamilton à Silverstone. Voulant bien faire devant son public, il passe à côté de son week-end en Allemagne. Un tête-à-queue ruine en effet sa course et il manque le podium de peu.

Deuxième derrière en Hongrie après une course marquée par la pluie, et remportée par Jenson Button, Vettel est inouchable après la pause estivale et remporte les Grands Prix de Belgique, d’Italie et de Singapour. A Spa, Red Bull réalise son deuxième doublé, mais Webber n’a toujours pas inscrit de victoire, et a simplement devancé Vettel en Allemagne en terminant troisième.

Au Japon, Vettel ne force pas et s’octroie un nouveau podium, une troisième place qui lui permet de décrocher sa deuxième couronne consécutive à quatre courses du terme. Une semaine plus tard, c’est Red Bull et Renault qui valident leur second titre mondial chez les constructeurs, grâce à une nouvelle victoire de Vettel et à une troisième place de Webber.

Vettel gagne encore en Inde mais abandonne à Abu Dhabi, la seule course de la saison où il n’y a aucune Red Bull sur le podium. Celle-ci se venge avec un doublé pour conclure la saison, avec Webber devant Vettel. L’Australien sauve une saison bien terne avec ce succès tardif.

Au classement des pilotes, Vettel termine avec 122 points d’avance sur Button, soit presque cinq victoires. Du côté de Red Bull, on sait que les solutions techniques choisies vont être copiées en 2012 et que la concurrence risque donc d’être plus rude.

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