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Qui de Mercedes ou Ferrari a la meilleure voiture ? Allison fait le point

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Par Valentin Vilnius

8 août 2018 - 14:47
Qui de Mercedes ou Ferrari a la (...)

Entre Mercedes ou Ferrari, qui a vraiment la meilleure voiture ? Il paraît difficile de répondre à cette interrogation, alors que jamais l’écart entre les deux écuries de pointe n’a semblé aussi faible.

James Allison, ancien directeur technique de Ferrari passé chez Mercedes, est certainement un des mieux placés dans le paddock pour répondre à cette énigme. Qu’en dire alors ?

« Cela tend à varier un peu selon le circuit, course après course. Certainement, depuis quelques courses maintenant, il nous manque juste quelques chevaux par rapport à Ferrari, qui a un rythme de développement en cours de saison, très, très impressionnant. Nous sommes probablement légèrement meilleurs que Ferrari en virages sur la plupart des circuits. Parfois, ils sont un peu devant nous dans les virages à faible vitesse, mais en virages à moyenne et haute vitesse, nous sommes en moyenne devant eux. »

« Je dirais qu’ils ont tendance à être un peu plus forts que nous sur des circuits qui sont un peu moins exigeants en termes d’appui aérodynamique – c’est l’inverse pour nous - mais nous parlons de faibles écarts. »

« Nous avons tendance à réaliser des meilleurs arrêts aux stands, et eux, des meilleurs départs. Même si la situation semble s’être améliorée pour nous ces dernières courses. »

« Ce sont donc des petites, petites différences. Et c’est pourquoi le championnat tend à passer d’une main à l’autre rapidement. C’est assez intéressant : des douze courses disputées jusqu’à aujourd’hui, seules cinq ont été gagnées par l’équipe qui avait sans doute la voiture la plus rapide du week-end. Sept furent donc gagnées par la voiture qui n’était pas la plus rapide : trois par nous, deux par Ferrari et deux par Red Bull. »

« Donc c’est très prenant puisqu’une simple petite erreur, ou une inspiration géniale, peuvent déterminer le vainqueur de cette saison absolument brillante et captivante. »

Avec de si faibles écarts, les dernières évolutions apportées à la rentrée vont sans doute faire la différence, poursuit James Allison.

« Rien n’est gravé dans le marbre. La course au développement jusqu’à la fin de la saison – qui va rester solide, qui ne fera pas d’erreurs ? – va décider du vainqueur. »

« Personne – ni nous ni nos concurrents – ne sait à qui cette saison va sourire. C’est ce qui la rend si excitante, mais effrayante aussi… »

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