Formule 1

Pour Alonso, sa plus belle victoire restera celle à Valence en 2012

Et Michael Schumacher fut son opposant le plus emblématique

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Par Valentin Vilnius

23 novembre 2018 - 09:17

Le 312e départ de Fernando Alonso en Grand Prix devrait être le dernier, ce week-end à Abu Dhabi… à moins que l’Espagnol ne fasse son retour en 2020, ce qu’il n’exclut pas tout à fait à l’heure actuelle.

A Yas Marina, le pilote McLaren sait qu’il ne pourra briller, sauf circonstances exceptionnelles. Sa monoplace n’a pas évolué depuis Barcelone et passer en Q3 serait déjà une réussite inattendue.

« Jusqu’à présent, c’est un week-end normal pour moi. Dimanche, ce sera différent » a avoué Fernando Alonso dans le paddock d’Abu Dhabi, « quand il y aura un peu plus d’émotions. Je me sens OK jusqu’à présent. Ce sera spécial, plein d’émotion, et j’espère que ce sera aussi un bon Grand Prix. »

« Je vais profiter de la course, ce sera la première priorité. Je sais que nous nous ne sommes pas assez compétitifs pour obtenir de grands résultats, mais nous nous battons contre Racing Point Force India au classement des constructeurs, donc ce sera sympathique de finir par les devancer. Et en qualifications, même si la Q3 est aussi peut-être un rêve trop optimiste, nous essaierons de faire quelques bons tours, je tenterai de me sentir heureux après mes relais, peu importe ma position. C’est le but. »

Il est temps pour le double champion du monde de songer à ce que sera son héritage en F1… Quelle trace aimerait-il laisser en F1 ?

« C’est difficile de se prononcer sur votre propre cas… J’ai essayé de faire de mon mieux ici, en me battant dans toutes les circonstances possibles. J’ai aussi travaillé avec les enfants à l’école de karting, à mon musée, en essayant de faire beaucoup de choses avec les fans et la jeune génération, pour l’aider grâce à la connaissance que j’ai acquise durant toutes ces années, en lui procurant des infrastructures aussi… »

Fernando Alonso aura gagné 32 courses durant sa carrière en F1. S’il fallait n’en retenir qu’une, laquelle choisir ?

« Quelques-unes, en termes de performance et d’exécution, étaient un peu meilleures que d’autres. S’il fallait en choisir une, je dirais Valence en 2012 [Grand Prix d’Europe], une course que nous n’aurions jamais pu gagner avec Ferrari dans un monde normal. Il y avait une chance sur 100 de la gagner. Nous avions eu une bonne stratégie, de bons dépassements, nous avions pris beaucoup de risques, mais tout s’était bien passé. La voiture n’était pas particulièrement rapide ce week-end, nous n’étions pas même en Q3. J’ai pris un tour à Felipe Massa 10 tours avant l’arrivée. Nous ne dominions pas, mais nous avions gagné la course tout de même, donc je choisirais probablement ce Grand Prix. »

Depuis le début du XXIème siècle, Fernando Alonso a aussi dû affronter de nombreux champions du monde : Kimi Räikkönen, Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Nico Rosberg, Jenson Button, Michael Schumacher… Lequel fut le plus difficile à battre ?

« C’est difficile d’en choisir un. Mais si je devais en choisir un, ce serait bien sûr Michael. Pas pour une raison en particulier. Juste parce que, quand je suis arrivé en F1, Michael dominait le sport. En karting, je le voyais gagner, en catégories inférieures, je le voyais gagner, et finalement, vous vous trouvez à l’affronter roue contre roue. Donc ces batailles sont définitivement spéciales, plus chargées en émotions. Mais oui, aujourd’hui, nous avons la génération la plus talentueuse. Tous les pilotes aujourd’hui sont davantage préparés. Ils ont plus de temps dans le simulateur, dans différents programmes junior, donc ils arrivent en F1 avec un niveau qui était impensable il y a dix ou vingt ans. Donc oui, je choisirais Michael, mais juste pour des raisons émotionnelles, pas pour des motifs techniques. »

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