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Pas de numéro 1 sur les grilles en 2015, une première depuis 1994

Cela fait débat

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3 janvier 2015 - 14:35
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Porter le numéro 1 sur sa monoplace, c’est avoir sur soi le prestige d’être le champion du monde en titre. Mais alors que les pilotes ont choisi un numéro permanent depuis le début de l’année 2014, Lewis Hamilton a fait le choix de garder son numéro 44 fétiche en 2015 et renonce donc à ce privilège, à l’inverse d’un Sebastian Vettel qui avait choisi de le porter la saison dernière.

Cela fait désormais quarante ans que le numéro 1 est exclusivement attribué au champion du monde. Cela est arrivé pour la première fois en 1975, et il fut porté cette année-là par Emerson Fittipiladi. Pour certains puristes, le choix de Hamilton d’y renoncer est une déception et ne respecte pas la tradition.

Si cela est un inhabituel en Formule 1, il est pourtant assez courant de voir des pilotes venant d’autres disciplines choisir de garder leur numéro fétiche malgré le titre acquis la saison précédente. C’est le cas notamment de Valentino Rossi en Moto GP, qui ne s’est jamais séparé de son célèbre numéro 46 tout au long de sa fructueuse carrière.

Auparavant, les pilotes de F1 avaient pour habitude de changer régulièrement de numéro. C’est à partir de 1974 que les concurrents se sont vus attribuer un numéro fixe pour la saison. S’il n’était pas parti à la retraite après son troisième titre en 1973, Jackie Stewart aurait son doute pris le numéro 1 cette année-là. Il a du coup été donné à Ronnie Peterson.

La dernière fois qu’une saison de F1 s’est déroulée sans numéro 1 sur la piste, c’était en 1994. Cette année-là, le champion sortant Alain Prost était parti à la retraite, et Damon Hill courait donc avec le numéro 0 sur sa Williams. Le Britannique était d’ailleurs dans le même cas la saison précédente, après avoir remplacé Nigel Mansell titré en 1992 mais parti courir en Indycar pour l’année 1993.

Il y a également eu quelques courses disputées où le numéro 1 n’était pas sur le circuit ou utilisé par un pilote qui n’était pas le champion sortant, mais cela a été très rare.

Fittipaldi, en boycottant le Grand Prix d’Espagne en 1975, a laissé la course se courir sans numéro 1.

Après le terrible accident de Lauda au Nürbürgring en 1976, Ferrari avait choisi de ne pas aligné de monoplace en Autriche. Elle n’avait ensuite envoyé que Clay Reggazoni défendre ses couleurs aux Pays-Bas. Aucun numéro 1 donc sur ces deux Grands Prix.

En 1980, Jody Scheckter ne parvient pas à se qualifier à Montréal au volant de sa poussive Ferrari. Son numéro 1 ne verra donc pas la course. Nelson Piquet connaît la même histoire au volant de sa Brabham deux ans plus tard à Detroit.

En 1985, John Watson remplace Lauda, blessé, chez McLaren. Il court avec le numéro 1 de l’Autrichien sans être le tenant du titre.

Il faudra donc peut-être s’habituer à ne plus voir le champion sortant courir avec le numéro 1 dans le futur. Evidemment, certains spectateurs seront déçus mais cela permet désormais au pilote de pouvoir garder à vie son numéro fétiche.

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