Formule 1

Montezemolo : Senna voulait finir sa carrière chez Ferrari

Le président de Ferrari revient sur cet épisode

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Par Olivier Ferret

30 avril 2014 - 14:21
Montezemolo : Senna voulait finir (...)

Ayrton Senna et Ferrari : plusieurs fois les deux ont flirté ensemble mais jamais aucun contrat ne fut signé et honoré pour voir le Brésilien au volant d’une monoplace de la Scuderia. Cesare Fiorio avait bien failli réussir au début des années 90. Et Luca di Montezemolo également, en 1994, alors que Senna venait de quitter McLaren pour Williams.

A un jour des 20 ans de sa mort, le président de Ferrari revient sur sa rencontre avec Senna. Quelques jours à peine avant sa mort.

"J’ai toujours apprécié le style d’Ayrton, sa vision de la course. Comme tous les grands champions, il a eu une incroyable volonté de gagner et n’était jamais fatigué de rechercher la perfection, en essayant d’améliorer tout le temps. Il a été extraordinaire lors des qualifications, mais aussi un grand battant en course. Il s’est toujours battu bec et ongles," commence l’Italien.

"En 1994, il voulait venir chez Ferrari et je le voulais dans l’équipe. Quand il est arrivé en Italie pour le Grand Prix de Saint Marin, nous nous sommes rencontrés à mon domicile à Bologne le mercredi 27 avril," révèle Di Montezemolo.

"Il m’a dit qu’il avait vraiment apprécié la position que nous avions prise contre l’utilisation excessive d’aides électroniques au pilotage, qui ne permettait pas aux compétences d’un pilote de briller comme il le faudrait. Nous avons alors parlé pendant un long moment et il était clair pour moi qu’il voulait finir sa carrière chez Ferrari, alors qu’il avait été proche de nous rejoindre quelques années plus tôt."

"Nous avions convenu de nous revoir bientôt, afin de voir comment nous pourrions surmonter ses obligations contractuelles à l’époque. Nous étions tous les deux d’accord que Ferrari serait l’endroit idéal pour lui pour faire progresser sa carrière, qui était déjà à ce jour brillante, voire unique."

"Malheureusement, le destin nous a volé Ayrton et Roland Ratzenberger lors de l’un des week-ends les plus tristes de la Formule 1."

"De Senna, je me souviens de sa gentillesse et de sa nature simple, presque timide, qui était en contraste complet avec celle de Senna le pilote, un combattant visant toujours le meilleur."

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