Formule 1

Les deux gommes les plus dures de retour au Japon

Suzuka, un tracé exigeant pour les pneus selon Pirelli

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Par Olivier Ferret

30 septembre 2014 - 12:25
Les deux gommes les plus dures de (...)

La longue série de déplacements outre-mer, qui marque la fin de la saison de Formule 1, débute ce week-end sur le magnifique circuit de Suzuka. Pour affronter le tracé japonais, Pirelli a sélectionné les deux mélanges de gomme les plus durs de sa gamme, à savoir les P Zero Orange « Durs » et P Zero Blanc « Medium », apparus pour la dernière fois à Monza.

Ces deux circuits sont très différents dans leurs caractéristiques, mais Suzuka a davantage d’éléments communs avec Spa : une autre piste constituée de longues courbes rapides, mais avec des contraintes latérales plus importantes encore. Les pneumatiques choisis sont par conséquents plus durs que ne l’étaient ceux fournis en Belgique (dur et medium au lieu de medium et tendre).

Le travail des enveloppes ne sera pas pour autant plus simple car la piste se caractérise par de nombreuses difficultés qu’il leur faudra affronter. En raison de l’abrasivité de l’asphalte, par exemple, l’usure est très élevée. Les prévisions laissent par ailleurs entrevoir de faibles températures, inhabituelles au Japon en cette période de l’année. Les précédentes éditions ont souvent été marquées par de fortes averses et la probabilité d’assister à une course sous la pluie est donc cette année encore bien réelle.

"Le Japon est l’un des Grands Prix les plus marquants de la saison, pas seulement pour nous mais également pour l’univers de de la Formule 1. Les fans sont fantastiques, leur enthousiasme et leur connaissance de notre sport sont sans pareil et on ne les rencontre nulle part ailleurs," commente Paul Hembery, Directeur de Pirelli Motorsport.

"Suzuka est un véritable circuit de pilotes, ce qui signifie que la piste est un véritable challenge pour les pneumatiques car ils subissent les plus fortes contraintes latérales rencontrées durant l’année. Il est ainsi réaliste d’envisager deux ou trois arrêts en cas de bonne gestion de l’usure des pneumatiques. Nous en saurons toutefois davantage à l’issue des essais libres."

"Les forces appliquées sur la gomme sur ce circuit sont multiples, mais en raison de l’augmentation du couple et la réduction des appuis des F1, cette saison, l’accent sera mis sur le grip mécanique. En gros, si un pneu est performant à Suzuka, il le sera partout ailleurs."

"Du point de vue du pilote, Suzuka est un circuit incroyable," ajoute Jean Alesi, Ambassadeur Pirelli. "Sa technicité le rend différent de tous les autres. Je dirais même que le 130R est l’une des courbes les plus difficiles de la saison car la voiture doit être parfaitement réglée pour être collée au sol. Les « S » sont aussi très exigeants, car la moindre erreur vous pénalise dans tout le secteur et vous perdez un temps considérable. Nous avons beaucoup roulé sous la pluie ici, et dans ces conditions, la visibilité est extrêmement réduite. La surface de la piste évolue également beaucoup tout au long du week-end. En effet, si l’asphalte est « vert » et abrasif en début de meeting, il faut ensuite parfaitement analyser son évolution car il a un effet direct sur le fonctionnement de la gomme."

Le circuit du point de vue des pneumatiques :

Suzuka se caractérise par ses énormes charges latérales, combinées aux longitudinales les moins importantes de l’année. Le virage n°15, connu sous le nom de « 130R », se négocie pleine charge à plus de 300 km/h. Les pneumatiques - comme le pilote - subissent par conséquent d’importantes contraintes latérales et l’avant gauche est le plus sollicité.

La gomme « Medium » offre la fenêtre de performance la plus réduite, capable du meilleur même en cas de basses températures. La « Dure », au contraire, se caractérise par une fenêtre de fonctionnement plus large et des performances en hausse lorsque le thermomètre grimpe. Les prévisions indiquent cette année des températures relativement basses et une forte probabilité d’averse.

L’asphalte est plutôt abrasif mais il ne cesse d’évoluer. Définir le bon set-up est donc essentiel pour conserver en permanence la trajectoire idéale. Il subsiste cependant un risque de « graining », tout particulièrement en début de meeting lorsque la piste est encore « verte ».
La stratégie gagnante l’an passé, appliquée par la Red Bull de Sebastian Vettel, fut de deux arrêts aux 14e et 37e tours. L’Allemand s’était élancé en pneus « Medium » et boucla ses deux derniers relais avec les « Durs ».

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