Formule 1

Interview exclusive de Nick Yelloly

Le Britannique vient juste de goûter à la F1

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Par Camille Komaël

24 mai 2015 - 14:46
Interview exclusive de Nick Yelloly

Agé de 24 ans, Nick Yelloly a déjà un beau CV : il a couru trois saisons en GP3 et a également pris part à une saison complète de Formule Renault 3.5 en 2012, plus quelques courses ici et là en 2011 et 2013. Cette année, il débute en GP2 avec Hilmer, mais tout n’est pas simple : l’équipe avait en effet dû jeter l’éponge pour Bahreïn, en manque de financement. Il faut donc trouver du budget pour continuer la saison... En parallèle, le Britannique travaille avec Force India en Formule 1, et il a piloté pour la première fois une Formule 1 lors des derniers essais de Barcelone. Nextgen-Auto.com a rencontré ce très sympathique pilote dans le paddock de Monaco, pour parler de sa saison et de Force India.

Bravo pour tes premiers points pour Hilmer, ici à Monaco ! En plus tu as réalisé le meilleur tour en course.

Merci, c’est vraiment bien. On voulait finir au moins huitième pour partir en première ligne le lendemain, mais je n’ai pas pris un super départ, car je n’ai jamais pu essayer les pneus. On a été rapides, on a été dans le top 10 en qualifications et en course. Même si j’ai fait le meilleur tour, j’étais un peu déçu, on a eu du mal avec l’équilibre de la voiture.

C’est la première fois que les GP2 utilisent les pneus super tendres de Pirelli ici.

Exactement, donc c’est difficile de savoir comment ils vont réagir. En plus j’ai peu d’expérience avec la voiture.

Justement, même sans cette expérience en GP2, tu as quand même réussi à terminer dans le top 10 avec Hilmer lors de tes deux séances de qualifications.

Oui, et en plus à Monaco c’était sous la pluie, et je n’avais jamais conduit la voiture dans ces conditions, donc piloter à Monaco sous la pluie pour la première fois en GP2, ce n’est pas facile. Se qualifier aussi bien, c’était super.

Heureusement tu connaissais déjà la piste grâce à la Formule Renault 3.5.

Oui, j’avais fini septième en 2012, donc je la connaissais sur le sec. Mais les GP2 sont bien plus rapides que les FR3.5, donc on doit s’habituer à la vitesse Je suis content de faire du bon boulot, j’espère avoir l’argent pour continuer...

C’est ma prochaine question d’ailleurs : est-ce que tu sais si tu vas pouvoir effectuer toute la saison avec Hilmer ?

Je croise les doigts pour qu’on puisse faire toute la saison, c’est ce que j’attends. C’est difficile pour tout le monde de réunir le budget. C’est dur de trouver tout cet argent, surtout que ma famille n’est pas riche, donc on s’appuie sur les sponsors, comme Baylis & Harding. Force India m’aide aussi financièrement. On va essayer de faire tenir ça toute la saison, car c’est dans le meilleur intérêt de de tout le monde.

Qu’as-tu pensé de la voiture de sécurité virtuelle ?

Je n’aime pas ça. A mon avis, c’est vraiment mauvais, parce que les pilotes appuient sur le bouton à différents moments et du coup certains gagnent du temps, d’autres en perdent. Par exemple dans la course 1 à Monaco, certains ont gagné beaucoup de temps sur moi. C’est pareil quand on doit repartir. C’est aussi dangereux, car on ne peut pas faire chauffer ses freins. Ici c’est encore pire, car si les freins ne sont pas bien chauffés et qu’on se loupe, on tape le mur. Pour moi, il faut qu’ils fassent quelque chose : soit augmenter la vitesse limite sous ce régime, soit remettre la voiture de sécurité normale.

Tu as remplacé Pascal Wehrlein à Barcelone pour les essais de Force India le premier jour. Quand as-tu appris que tu allais piloter la voiture ?

Je l’ai su le jour d’avant, à 16h (sourire). J’allais faire le deuxième jour de toute façon, mais j’ai su la veille que finalement j’allais piloter le premier jour. Mais il n’y avait aucun problème puisque j’étais prêt, je m’étais préparé et j’étais déjà au circuit. C’était une journée vraiment très bonne, j’étais rapide. Et c’est la première fois que j’ai pu me comparer avec des pilotes de Formule 1. Donc c’était bien d’être rapide, et c’est bon pour moi.

Est-ce que tu sais si tu pourras piloter de nouveau la voiture en Autriche ?

Je ne sais pas. Je crois qu’il faut attendre. Je croise les doigts pour qu’ils aient la nouvelle voiture en Autriche, et auquel cas ils mettront les pilotes titulaires pour les essais, ce qui est parfaitement normal, je ferais pareil à leur place. Je serai quand même là pour regarder de toute façon.

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