Formule 1

Interview - Albon : J’attendais ce moment depuis mes six ans

Le Thaïlandais est heureux d’arriver en F1

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Par Olivier Ferret

30 novembre 2018 - 11:24

Où étiez-vous lorsque vous avez reçu l’appel vous annonçant que vous êtes désormais un pilote de F1 ?

"J’ai reçu l’appel lundi après-midi. On m’a dit que j’étais confirmé en tant que pilote Toro Rosso et que l’équipe était prête à faire une annonce. J’étais en train d’acheter des baskets au centre commercial et je suis revenu tout de suite à l’hôtel !"

Quelle a été votre réaction ? Est-ce que c’est tombé de nulle part ?

"J’étais plus qu’excité, car j’attendais ce moment depuis mes six ans. Je ne peux pas dire que c’est sorti de nulle part, car j’ai essayé de résoudre ma situation avec Nissan e.dams pour me permettre de rejoindre Toro Rosso durant les derniers mois. Je ne pouvais toutefois pas croire que c’était finalement arrivé !"

Quelle a été la première personne à qui vous l’avez annoncé ?

Ma mère ! Ca a été la première personne, au téléphone. Elle était probablement plus excitée que moi !

Vous êtes connu pour vos manœuvres de dépassement passionnantes, êtes-vous confiant de pouvoir garder votre style de pilotage en F1 ?

"Oui, je le suis. La manière dont les voitures sont conçues en F1 rendent les dépassements plus difficiles, mais avec les règles pour l’année prochaine je suis sûr qu’il y aura de belles batailles. Un fait plutôt cool est que j’ai couru contre la moitié des pilotes de la grille depuis le karting, et certains d’une manière qui devrait me donner l’impression d’être de retour dans le passé !"

Vous courez sous pavillon thaïlandais, à quel point est-ce une fierté d’être le premier pilote thaïlandais sur la grille de F1 depuis le début des années 50 ?

"Je suis très fier de représenter la Thaïlande. C’est un grand honneur pour moi et ma famille d’avoir une telle opportunité. J’espère pouvoir les rendre fiers."

A quel point cela a-t-il été dur d’avoir dû quitter le Red Bull Junior Team en 2012 ?

Très dur, cela a été une année très difficile pour moi pour de nombreuses raisons, pas seulement à cause des résultats. Mais cela m’a obligé à travailler plus fort. J’étais sur le point d’abandonner ma carrière en sport automobile mais j’ai persévéré. Depuis 2012, je savais que devais impressionner à chaque fois pour qu’une chance se représente pour moi. Heureusement, le Docteur Marko m’a donné une 2e chance.

Aviez-vous pensé à un moment que votre rêve d’aller en Formule 1 était à oublier ?

Je n’ai jamais abandonné ce rêve. Je devais croire que cela pouvait toujours arriver. Maintenant, je savais aussi que ma chance d’y parvenir était très mince parce que je n’ai jamais eu beaucoup de soutien financier. En réalité, la seule véritable opportunité a toujours été de convaincre Toro Rosso et Red Bull. Mais vous le savez tous, ce n’est jamais facile d’impressionner le Docteur Marko !

Quels sont vos espoirs et votre objectif pour cette saison 2019 ?

Personnellement, je ne me fixe pas vraiment de but à atteindre spécialement pour la fin de la saison. Il s’agira surtout pour moi de maximiser chaque week-end de Grand Prix tel qu’il se présentera. Je n’aurais pas beaucoup de jours d’essais (4 normalement) avant le premier Grand Prix à Melbourne, donc il sera très important d’être aussi préparé que possible et, ensuite, prendre les choses les unes après les autres. Après, évidemment, ce serait bien qu’on soit capable de se battre régulièrement pour les points.

Qui étaient vos idoles en Formule 1 ?

Michael Schumacher, j’étais obsédé par lui.

En dehors du sport automobile, quels sont vos occupations et loisirs ?

Je passe évidemment beaucoup de temps à m’entraîner. Pour le reste j’aime le passer en famille ou avec mes amis et mes animaux. J’adore les animaux. Nous avons deux chiens et cinq chats à la maison.

Et avez-vous des talents cachés ?

Je suis assez bon en dessin et en design 3D. J’ai même aidé à dessiner des casques d’autres pilotes.

Toro Rosso

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