Formule 1

Honda a pu apprendre de 2016 pour son tout nouveau V6

Deux équipes séparées chez les Japonais

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Par Olivier Ferret

4 janvier 2017 - 08:50
Honda a pu apprendre de 2016 pour (...)

Yusuke Hasegawa, le responsable du projet Honda F1, reconnait que les progrès du moteur japonais, qui équipait la McLaren MP4-31 en 2016, ont été substantiels mais toujours pas suffisants pour viser les premières marches.

Les choses devraient s’améliorer en 2017, avec un nouveau V6 qui tourne au banc depuis cet été.

"Nous ne sommes toujours pas assez forts pour nous retrouver dans une position convenable. Une position convenable pour nous est une place sur le podium ou une victoire. Nous visons à l´avenir le titre de champion du monde, mais l´unité de puissance n´est pas encore assez performante pour cela," reconnait Hasegawa.

Lorsqu’on lui demander de dresser un classement des moteurs de 2016, il répond :

"C´est plutôt facile ! Mercedes est 1er, Ferrari 2e. Ferrari s´est bien améliorée avec son évolution à Monza. Renault est 3e, mais pas loin derrière, il y a nous, Honda."

Honda a aussi fait évoluer son moteur après la pause estivale mais cela n’a pas suffi pour faire les progrès espérés.

"A cause de circuits comme Spa et Monza, qui demandent une grande puissance, nous voulions notre évolution juste après la pause estivale. Mais nous savions que même avec cela, nous n´allions pas dépasser les autres. Nous n´avions pas beaucoup d´attente, en particulier à Monza. Les résultats ont clarifié la situation."

Les McLaren manquaient encore de vitesse de pointe en 2016 pour jouer les premiers rôles sur les circuits rapides.

"Oui, McLaren essayait de réduire l´appuis aérodynamique. Nos pilotes sont très bons et ils peuvent se débrouiller avec ça. La voiture et son équilibre n´étaient pas mauvais. Notre seule faiblesse reste, encore et toujours, la vitesse de pointe. Mais il s´agit aussi d´accélérations et d´autres domaines. Nous perdons encore quelques dixièmes dans les lignes droites – mais plus une demi seconde comme en 2015."

A quel point était-ce difficile d´introduire des évolutions qui ne serviront peut-être pas sur le tout nouveau moteur de 2017 ?

"C´est un bon point. Nous avons formé en tout début de saison deux équipes différentes. L´une, qui s´est concentrée sur 2016, et une autre qui a travaillé sur 2017. Elles sont complètement séparées l´une de l´autre. Bien sûr, dans l´équipe qui s´occupait de 2017, nous avons commencé avec un nombre de personnes réduit et par la suite, nous y avons transféré des ressources de celle de 2016. Elles ont apporté leurs connaissances."

"Dans certains domaines, nous pouvons transférer les évolutions. Mais avant tout, nous avons pu constituer une bonne base de connaissances pour 2017. Concernant la combustion, le turbo notamment... et d´autres domaines. Le design sera nouveau, mais nous pouvons reprendre ces concepts. 2ß16 était déjà un grand test pour la saison 2017."

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