Formule 1

Heidfeld pas fan de l’aileron arrière ajustable

Mais heureux d’avoir une voiture innovante, rapide et compétitive

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Par Olivier Ferret

29 avril 2011 - 19:35
Heidfeld pas fan de l'aileron arrière

Nick, après trois courses, peux-tu résumer tes impressions sur ce début de saison ?

Il y a eu des hauts et des bas. Sur un plan positif, la voiture est très innovante et rapide. Elle répond bien aussi aux changements de réglages, elle a une bonne vitesse de pointe en ligne droite et elle s’est montrée compétitive sur des tracés aux profils différents. On a déjà accroché deux podiums en trois courses, ce qui est un vrai plus. D’un autre côté, on n’a pas encore atteint notre plein potentiel et j’espère que nous pourrons, l’équipe et moi, progresser dans ce sens. Les trois premières courses nous ont donné une bonne photo de nos forces et de nos faiblesses. Grâce au break dont nous venons de profiter, nous avons pu analyser la situation et voir où nous pouvions nous améliorer.

Penses-tu que tu t’adaptes bien aux nouveautés de la F1 cette saison, à savoir le DRS (aileron arrière mobile) et le KERS ?

Comme pour toute chose, plus on s’en sert, plus ça devient facile. Mais on travaille encore pour obtenir la parfaite position d’utilisation, ce qui devrait être prêt pour la Turquie. Je trouve que tout marche bien, même si je ne suis pas un grand fan de l’aileron mobile parce que je n’aime pas les choses destinées à améliorer la course artificiellement. La plus grosse différence vient des pneus. Si la voiture devant roule avec les mêmes pneus que moi, même avec l’aileron activé, un dépassement peut se révéler encore difficile. Ce qui était exactement le but recherché avec ce DRS. Mais si j’ai des pneus plus frais, la tâche devient beaucoup plus facile. Je crois qu’on a vu beaucoup plus de dépassements que par le passé.

Trouves-tu tes marques dans l’équipe ?

Tout s’est passé si vite depuis février. Ca signifie que j’ai du passer par un apprentissage très rapide. J’ai rejoint l’équipe pour les essais d’hiver et on a enchaîné directement sur la première course. Cela dit, je suis impressionné par la qualité des relations que nous avons créées en quelques semaines. Les gens de Lotus Renault GP veulent vraiment que le pilote se sente à son aise dans la voiture et ils te donnent beaucoup de confiance. Ils sont vraiment à l’écoute, ce qui n’est pas monnaie courante en F1.

En Turquie, tu vas, bien sûr, chercher à revenir en force ?

Evidemment, oui. Sur les trois premières courses, on a montré que notre voiture était bonne. Celle d’Istanbul pourrait être très intéressante parce que c’est la première manche européenne et beaucoup d’équipes vont apporter des nouveautés, y compris nous. J’espère bien que nous pourrons à nouveau réaliser une belle performance.

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