Formule 1

Haas va enfin recevoir des ‘évolutions significatives’ à Montréal

Il était temps après Monaco

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Par A. Combralier

31 mai 2018 - 15:07
Haas va enfin recevoir des ‘évolutions

Le Grand Prix du Canada devrait marquer un tournant pour Haas : c’est à cette occasion que les premières évolutions d’importance vont être amenées sur la monoplace américaine. Romain Grosjean et Kevin Magnussen en ont bien besoin, après avoir dû lutter en fin de peloton à Monaco.

« Nous avons des changements significatifs » prévient Günther Steiner, le directeur de l’écurie. « Un aileron avant, le fond plat, et toute la zone des déflecteurs. Bien sûr, le but est d’aller plus vite. Beaucoup de gens ont amené leurs évolutions à Barcelone. Nous avons décidé de les amener à Montréal pour avoir un peu plus de temps, parce que nous sommes toujours une petite équipe et nous ne pouvons réagir aussi vite que les grandes équipes. »

Haas a également reçu une évolution moteur de la part de Ferrari, à Monaco. Mais les gains offerts sont relativisés par Günther Steiner.

« Les évolutions moteur sont petites, parce que les moteurs sont déjà très bien développés. Trouver de grandes marges de progression est très difficile mais bien sûr, chaque fois que Ferrari amène une évolution, c’est pour une bonne raison, pour apporter plus de puissance. »

« Vous utilisez toujours votre premier moteur en EL1 et en EL2, mais pas en EL3, puisque vous mettez le nouveau moteur le samedi matin, puis pour les qualifications et la course. Aujourd’hui, nous suivons le plan prévu pour les moteurs. Si tout se passe bien, nous devrions arriver à la fin de la saison sans avoir à utiliser un quatrième moteur et recevoir une pénalité sur la grille. »

« La gestion du nombre de moteurs est effectuée par Ferrari. Ils ont travaillé dur sur ce sujet de manière à ce que la voiture puisse parcourir le kilométrage requis, en bouclant la saison avec trois moteurs. »

Haas devra mieux faire fonctionner à Montréal les hypertendres, qui étaient déjà de sortie à Monaco. L’écurie américaine a eu du mal à les faire chauffer…

« Ces pneus performent comme ils le devraient » tempère Günther Steiner. « C’est un pneu de qualifications, et il semble OK pour être employé en course sur un nombre limité de tours. En théorie, les hypertendres devraient avoir une durée de vie plus importante à Montréal s’il fait plus froid, mais nous devons voir à quel point la piste sera abrasive. »

Le Grand Prix du Canada est le circuit le plus dur de l’année pour les freins. On sait que l’an dernier, Haas a longtemps souffert avec ses freins, mais le problème est résolu cette année.

« Les freins ne sont plus un sujet de discussions. Nos gars ont fait du bon travail en introduisant un fournisseur différent cette année. Nous n’avons pas eu de problèmes pour le moment. Au Canada, vous utilisez des freins qui ont une plus grande durée de vie. Peut-être que le freinage n’est pas aussi bon que d’habitude, mais il faut cette durée de vie supplémentaire pour finir la course. Il faut aussi travailler sur le refroidissement des freins pour ne pas les surchauffer. Sinon, vous n’arrivez pas au bout. »

« De bons freins vous apportent plus de confiance, et plus de confiance, c’est plus de vitesse. De bons freins, ce sont aussi des freins constants : il faut toujours savoir ce qu’il va se passer avec eux. Nous avons ce genre de freins cette année, et si vous demandez aux pilotes, ils en sont satisfaits aussi, parce qu’ils savent à quoi s’attendre en freinant avant un virage. »

Enfin, la proximité de Montréal avec les États-Unis ne fait-elle pas de ce Grand Prix une deuxième course à domicile pour Haas, la seule écurie américaine en F1 ?

« Absolument » confirme Günther Steiner. « Par rapport à Austin, Montréal est en fait un peu plus proche de notre QG à Kannapolis. C’est notre plus court trajet de la saison pour nous rendre sur une course, et j’adore cela. »

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