Formule 1

Entretien avec Lewis Hamilton

Après sa deuxième place à Melbourne

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Par Olivier Ferret

30 mars 2011 - 14:56
Entretien avec Lewis Hamilton

Dix-huit points pour commencer, ce n’est pas si mal ?

Oui c’est un bon point de départ, surtout qu’on ne pensait pas être en aussi bonne position si tôt dans la saison.

Avant la course, je disais qu’il serait bien d’avoir quelques points. C’était déjà clair que la saison va être longue et difficile, vous ne pouvez pas vous permettre de jeter le moindre point. Chaque course sera importante, et même si je préfère gagner, dimanche a été un résultat presque parfait pour nous, dans le sens où on a marqué de très bons points et qu’on sait qu’on sera plus fort lors des prochaines courses.

On a vu quelques images de votre fond plat accidenté qui touchait le sol, sans que la situation s’aggrave trop. A quel point était-ce difficile au volant ?

J’ai vu aussi cela à la TV après la course et ça semblait assez mauvais. J’ai regardé le fond plat en sortant de la voiture et il était bien endommagé. Heureusement ça allait encore pour conduire, j’ai perdu un peu d’appuis mais j’avais une marge assez confortable sur Vitaly Petrov.

Lors des derniers tours, l’équipe m’a juste demandé de ne pas forcer ou de prendre des risques non nécessaires. On m’a dit de rester bien à l’écart des vibreurs car cela aurait pu détruire tout le plancher. Et heureusement encore, ça s’est bien terminé.

A quel point vos performances vous ont-elles surpris le week-end dernier et à quel point cela augure-t-il bien de la suite ?

En un sens je ne suis jamais surpris par ce que l’équipe fait, ils semblent toujours arriver à faire des choses impossibles ! Nous n’étions pas certains de nos performances, on était optimiste après les simulations mais on ne savait rien concrètement avant de rouler avec ces améliorations de dernière minute. Je me sens vraiment bien dans cette voiture, on manque juste d’un peu d’appuis aérodynamiques et de kilomètres lors des essais hivernaux. La voiture est facile à pousser à la limite, j’ai donc bon espoir pour la suite et des ajouts que nous aurons du côté performance.

En termes de développements, qu’y a-t-il dans les tuyaux ?

Comme vous le savez, McLaren est une sorte de machine qui développe sans cesse. On a deux semaines avant le prochain Grand Prix donc nous allons travailler pour avoir quelques améliorations en plus.

Ce qui est important, selon moi, c’est le fait d’avoir récolté beaucoup de données ce week-end et qu’on commence à peine à exploiter ce package. Ce sera intéressant de voir ce que pourront tirer les ingénieurs à l’usine des données et comment ils pourront faire progresser le tout.

N’oubliez pas qu’avant la course, nous n’avons eu que quatre heures de piste pour développer et comprendre le nouveau diffuseur et les échappements. Et dimanche, c’était la première fois que nous bouclions une distance de course complète cette année. Il y a donc encore beaucoup à apprendre pour la suite et pour mieux comprendre comment notre voiture fonctionne.

Pour en revenir à la question, j’ai parlé aux aérodynamiciens et ingénieurs et il y a vraiment beaucoup de choses intéressantes dans les tuyaux. Une équipe comme McLaren ne s’arrête jamais, vous avez donc la garantie que nous avons à chaque course des nouveautés. Martin Whitmarsh est fantastique pour pousser l’équipe. Sans se relâcher, cette équipe excelle et n’abandonne jamais. On travaille incroyablement fort pour être sûr de faire de bons résultats.

Je veux d’ailleurs en profiter pour remercier chaque homme et femme à l’usine de mettre autant d’efforts à nous ramener à la place qui est la nôtre.

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