Formule 1

Domenicali : Perdre un titre mondial ’fait mal physiquement’

Il en a perdu trois avec Ferrari

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Par Emmanuel Touzot

3 novembre 2018 - 11:26
Domenicali : Perdre un titre mondial

Le 2 novembre a marqué les 10 ans du final d’anthologie à Interlagos en 2008, où Lewis Hamilton a remporté le championnat au prix d’un dépassement sur Timo Glock dans le dernier virage. Jusqu’à ce dernier virage, Felipe Massa avait été champion du monde... pendant quelques secondes !

"Vingt-trois secondes, je m’en rappelle comme si c’était hier !" lance Stefano Domenicali, alors directeur de Ferrari (photo). "Tout le monde criait déjà mais je regardais le GPS, et j’ai vu Lewis approcher et quand j’ai noté qu’il se rapprochait dans l’avant-dernier virage, j’ai pensé... à vrai dire, je ne peux pas vous dire ce que j’ai pensé !"

"Je me suis retourné et sur l’écran, la famille de Felipe exultait. J’ai dit : ’dites à Antonio [Massa, le père de Felipe] que malheureusement, nous avons perdu. C’était très difficile. Mais si vous regardez les images du podium, Felipe était tellement fier de ce qu’il avait été capable d’accomplir, j’ai été très impressionné par sa réaction."

"Je me souviens, après cela nous étions dans la pièce où il se changeait. Sa femme et sa famille étaient là et l’on n’a rien dit parce que... que peut-on dire ? Quand on perd comme cela, ça fait mal."

Une situation que Ferrari a de nouveau vécu en 2010, à Abu Dhabi, où Fernando Alonso a perdu son combat face aux Red Bull de Sebastian Vettel et Mark Webber, le premier cité devenant champion du monde, et de nouveau en 2012, face au même Vettel, qui avait fait une deuxième partie de saison époustouflante.

"Je me rappelle de la même situation quand nous avons perdu en 2010 et 2012 avec Fernando. Je me rappelle des nuits sans sommeil, et j’ai que ce n’était pas possible de perdre pour la deuxième fois consécutive la course de cette manière. Bien sûr, c’était la faute de l’équipe car il y avait deux pilotes à couvrir, Vettel et Webber. C’était plus difficile en 2012 car on menait le championnat de 50 points avant la pause estivale. On en ressort plus fort car ça fait physiquement mal."

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