Formule 1

Domenicali : Alonso et Schumacher sont les seuls leaders en F1

Vettel doit encore mûrir

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Par Olivier Ferret

4 septembre 2011 - 16:38
Domenicali : Alonso et Schumacher (...)

Seuls deux pilotes de la grille de départ actuelle de Formule 1 se démarquent du lot selon Stefano Domenicali. Pour le patron de la Scuderia, Alonso et Schumacher sont les seuls capables d’endosser aujourd’hui un costume de vrai leader dans une équipe. Vettel doit encore mûrir pour arriver à ce statut.

"Réellement, il n’y a que deux leaders en F1 aujourd’hui et il s’agit de Fernando Alonso et Michael Schumacher," lance Domenicali dans l’édition dominicale du Bild. "Je n’en vois pas d’autres. Vettel n’est pas encore un leader. Il est sur la bonne voie pour y parvenir mais il n’est pas comme Michael et Fernando. Il est simplement trop jeune et manque encore d’expérience."

Domenicali déclare aussi qu’il voit beaucoup de points communs entre Schumacher, qui a remporté 5 des 6 derniers titres pilotes de Ferrari, et son actuel pilote numéro 1 incontesté, Alonso.

"Les deux se battent comme des lions pour emmener leurs équipes respectives vers l’avant. Ils prennent soin de détails que les autres ne remarquent même pas. Sebastian se rapproche de cela mais, pour le moment, il n’y a que deux leaders."

Âgé de 24 ans seulement, Vettel est sur le chemin d’un deuxième titre consécutif avec Red Bull. Il a déjà exprimé son désir de piloter un jour pour la Scuderia. Peut-être après la saison 2014, la dernière prévue à son contrat ?

"C’est trop tôt pour le dire," pense Domenicali lorsqu’on lui demande si Vettel est un futur pilote Ferrari. "Cela dépend de tant de développements qui peuvent se passer dans les prochaines années. Pour le moment nous n’avons pas besoin d’un leader. A un certain point, on en aura peut-être besoin et alors Sebastian sera un candidat. Comme je l’ai dit, il n’y en a pas beaucoup."

L’autre leader, Michael Schumacher, connait des temps plutôt difficiles. Domenicali ne veut pas critiquer le septuple champion du monde. "Vous n’entendrez rien de mauvais de ma part. Il pilote à un très haut niveau, c’est sa Mercedes qui n’est pas assez bonne. Si Michael avait été dans une Red Bull ou une Ferrari, il aurait probablement gagné des courses depuis son retour."

Finalement, le patron de la Scuderia a été appelé par le Bild à commenter la domination actuelle de Red Bull sur la Formule 1 et les leçons que pourraient tirer Ferrari d’une société qui vend des boissons énergisantes.

"Pour tout dire, avec le respect qui leur est dû, ils ont un titre (constructeurs) et nous en avons 16. Alors si Red Bull arrive à faire au moins la moitié de cela, peut-être qu’on y repensera. La question est de savoir qui a la meilleure fondation. Je ne sais pas si ce qui arrive à Red Bull est l’œuvre d’une ou deux très bonnes personnes. Mais pour notre part, nous reconstruisons Ferrari. Et après, nous pourrons démarrer une grande période."

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