Formule 1

De Spa à Monza, la chronique de Charles Pic

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Par Olivier Ferret

30 août 2013 - 15:36
De Spa à Monza, la chronique de (...)

Spa n’a pas été le meilleur des week-ends en ce qui me concerne. A l’exception de deux séances d’essais, la suite de notre programme ne s’est pas déroulée comme prévu. En qualifications, tout d’abord, nous avons chaussé des pneus intermédiaires, au lieu des slicks, avant d’être appelés pour la pesée au mauvais moment. Puis en course, qui s’est conclue après seulement huit tours lorsqu’une fuite d’huile a mis fin à mon après-midi.

C’est vraiment dommage car nous avons démontré pendant tout le week-end que nous avions un bon rythme. J’étais satisfait de mon premier run sur piste humide en qualifications et nous avons été capables de dépasser les deux Marussia dès le début de la course. Juste avant que nous rencontrions ce problème mécanique j’étais déjà juste derrière Giedo. Nous sommes donc confiants de pouvoir démontrer à nouveau notre progression lors du Grand Prix d’Italie le week-end prochain.

Trêve estivale

Je vous donne de mes nouvelles pour la première fois depuis le break estival que j’ai partagé entre Montélimar, dans le Sud de la France, auprès de ma famille, et la Corse. C’est agréable de pouvoir profiter d’une pause durant la saison pour recharger ses batteries, même si je ne me suis réellement relaxé que pendant l’une des ces trois semaines. Au cours des deux autres, je me suis beaucoup entraîné pour être en parfaite condition physique à Spa.

Soyons moqueurs

En guise de récréation durant ce Grand Prix de Belgique, Giedo et moi-même avons dû répondre à un quizz pour l’émission d’avant course d’une chaîne de télévision qui diffuse la F1. Ils nous présentaient des tracés de circuits et certaines portions que nous devions identifier. Je vais être honnête, je n’ai pas été très bon. Je n’ai obtenu qu’une ou deux bonnes réponses !

Aujourd’hui, en dépit des tours parcourus autour de chacun d’eux, cela peut paraître étrange qu’un pilote ne reconnaisse pas tel ou tel circuit à partir d’une feuille de papier. Mais ce n’est pas comme cela que nous préparons nos week-ends. Plutôt qu’étudier un plan, nous utilisons le simulateur car nous préférons avoir le tracé imprimé dans notre mémoire et avoir des repères visuels. Cette expérience fut toutefois sympathique et nous avons bien rigolé.

Se dépenser pour gagner

Dans le paddock ou sur la grille de départ, vous avez sûrement remarqué un visage familier auprès de moi. C’est Emilien, mon préparateur physique et ami proche. Nous travaillons ensemble depuis fin 2010 lorsque je roulais en GP2. Il sait parfaitement mixer et varier les entraînements, cela permet de prendre du plaisir et de faire fonctionner les muscles et les organes clés, tout en évitant d’avoir des activités ennuyeuses et répétitives. Nous n’avons pas de plans prédéfinis. Un jour nous pouvons faire du vélo, le lendemain un footing ou du tennis… Nous nous entraînons toujours la semaine précédent un Grand Prix. Ensuite, le pilotage de la voiture est suffisamment physique pour faire le reste.

Nous allons donc nous y atteler jusqu’à Monza, dans un peu moins d’une semaine. Là-bas, nous espérons pouvoir rebondir après ce difficile week-end belge. A l’image de Spa, c’est un autre circuit mythique où j’adore me rendre, car c’est ici que nous atteignons les plus hautes vitesses moyennes. J’attends cela avec impatience !

On se parle bientôt,

Charles

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