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Carey précise ce qu’il souhaite changer en Formule 1

Il passe en revue plusieurs domaines

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Par Elisabeth Nay

29 mai 2017 - 18:16
Carey précise ce qu’il souhaite (...)

Chase Carey, le nouveau président de la FOM, revient en détails sur les points les plus importants à travailler pour Liberty Media.

Les nouveaux propriétaires de la Formule 1 ont du pain sur la planche, beaucoup de domaines sont à améliorer selon lui

Une des priorités, selon Chase Carey, c’est la satisfactions des fans et la qualité de l’expérience qui leur est offerte lors d’un week-end de Grand Prix.

"Aujourd’hui, il te faut aller directement à la rencontre des fans" insiste-t-il.

"Tu ne peux plus attendre qu’ils viennent eux-mêmes vers toi. Les plateformes digitales nous ouvrent de nombreux chemins. Elles vont être un outil important pour nous. C’est le premier pas à faire, avec un meilleur marketing du sport. Nous devons pouvoir raconter des histoires. Nous avons besoin de héros dans les voitures. Les fans veulent pouvoir suivre leurs stars. Si tu ne leur offres pas la possibilité de le faire, ils vont alors perdre leur intérêt et ils vont se tourner vers autre chose."

"La Formule 1 a une magnifique base, des histoires intéressantes à raconter. En plus de cela, il nous faut être prêts à partager des informations et des données avec les fans. De ce point de vue, je suis un fan. Pirelli nous a emmené rapidement dans leur garage et nous a expliqué les pneus dans les moindres détails. J’ai trouvé cela terriblement excitant. Il nous faut trouver des moyens d’apporter ces informations de manière divertissante aux gens. Plus tu comprends ces choses-là, plus elles deviennent intéressantes. Et cela concerne tous les domaines de ce sport."

Comme l’a laissé récemment entendre Ross Brawn, Liberty Media ne prévoit pas de changement du format des courses à court ou moyen terme.

"Nous ne voulons pas changer ce qui fonctionne, nous voulons mieux le vendre. Une course ne doit pas seulement être une course, mais un évènement, avec beaucoup d’attractions pour les spectateurs. Ils doivent pouvoir vivre tout ce que le sport peut offrir. Son histoire, ses voitures, ses pilotes. Tout simplement une sorte de fête du sport automobile, un grand évènement dans chaque pays."

La méthodologie de travail est aussi à revoir selon Carey, afin de pouvoir travailler sur la durée de manière efficace, avec tout le monde.

"Il nous faut remanier le processus de prise de décisions. Cela n’apporte rien de se tirer une balle dans le pied. Si nous introduisons quelque chose de nouveau, ou que nous changeons quelque chose, cela doit être alors mûrement réfléchi. Nous voulons rendre le sport aussi excitant que possible, et je suis certain que nous allons réussir. Si les courses sont bonnes, alors c’est beaucoup plus simple de construire quelque chose autour, avec les équipes."

La redistribution de l’argent et le financement des équipes sont un sujet au centre des craintes et des débats actuellement.

"Il nous faut tout d’abord améliorer l’affaire que représente la F1 dans son ensembre. Plus de recettes signifie plus d’argent pour les écuries. La deuxième étape est que nous avons besoin d’une structure économique qui améliore la compétition. Cela peut être par exemple un contrôle des coûts et une répartition équitable de l’argent. Mais, également, un moteur plus simple, où il n’y aurait pas de trop grandes différences entre les différents moteurs en compétition."

"Nous voulons de la technologie, parce qu’elle fait partie du sport. Mais elle ne doit pas au final éclipser les pilotes. C’est pourquoi la technologie a besoin d’un cadre qui ait du sens, qui permet à chacun de pouvoir prendre sa part au succès. Cela ne doit pas décider de combien d’argent tu dois dépenser, mais de quelle manière tu investis ton argent."

L’Américain évoque un autre problème récurrent de ces dernières années, qui va être observé à la loupe : les organisateurs de Grands Prix ont du mal à assumer les frais demandés par la FOM.

"Autant que je sache, chaque contrat avec les organisateurs a été signé par les deux parties. Là où nous devons faire mieux, c’est au niveau du marketing de ces courses, afin d’aider les organisateurs. Cela n’apporte rien de signer un contrat et de dire ’Nous nous rencontrerons de nouveau l’an prochain pour la course’. Il faut qu’il y ait plus de choses venant de notre part"

"Par exemple, donner plus de liberté aux organisateurs, pour faire de la publicité pour leur course, d’en faire un grand évènement, ou trouver des sponsors locaux. C’est la raison pour laquelle nous voulons nous réunir bientôt avec les organisateurs qui ont des difficultés. Mais nous n’avons aucun plan pour renégocier les contrats. Nous ne le souhaitons pas. Notre produit, la Formule 1, a un certain prix. Et ce n’est pas comme si nous n’avions aucune autre alternative."

Carey conclut en effet qu’une longue liste de pays et de villes attendent toujours leur Grand Prix...

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