Formule 1

Brawn revient sur la pénalité de Monaco

Il faudrait modifier le règlement sur les pénalités...

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Par D. Thys

30 mai 2010 - 13:34
Brawn revient sur la pénalité de (...)

Ross Brawn est revenu ce matin sur la pénalité infligée à Michael Schumacher à Monaco pour son dépassement sur Fernando Alonso dans le dernier virage de la course, alors que la course était neutralisée.

Toutefois, si l’équipe Mercedes estimait que la neutralisation avait prix fin lors de la rentrée aux stands de la voiture de sécurité, chez Ferrari on était persuadé que les positions étaient figées jusqu’au franchissement de la ligne d’arrivée, quelques centaines de mètres plus loin.

C’est Ferrari qui a obtenu gain de cause et Michael Schumacher a donc eu droit à une pénalité de 20 secondes pour ce dépassement, ce qui l’a fait passer de la 6e à la 12e place.

L’équipe Mercedes avait envisagé de faire appel de cette décision, mais a finalement renoncé. "Il y a plusieurs raisons qui expliquent cela. La première est d’ordre pratique. Peut-être vous souvenez-vous qu’il y a deux ans, il y avait eu une pénalité qui aurait dû être un passage au ralenti par les stands, mais comme elle a été infligée juste après la course, elle s’est transformée en 25 secondes de pénalité en temps (Hamilton à Spa). Et on sait que lorsque l’on va devant la Cour d’appel avec ce genre de pénalité, cela ne sert à rien. Nous avions donc ça en tête."

"L’autre raison est que nous avons appris que Ferrari avait dit à Fernando Alonso que la course était terminée alors que nous avions dit le contraire à Michael. Je pense que si on avait dit à Fernando de défendre sa position, Michael n’aurait probablement pas eu l’occasion de le dépasser. Cela nous aurait donc semblé un peu antisportif," poursuit Brawn.

La sanction la plus logique, celle qui aurait contenté tout le monde, aurait été l’inversion des positions entre Alonso et Schumacher. Mais en F1, rien n’est simple...

"Il faudrait que nous pensions à mettre en place d’autres sanctions qui seraient plus appropriées pour ces circonstances exceptionnelles. D’après ce qu’on m’a dit, les commissaires voulaient simplement inverser les positions à l’arrivée, mais ils n’avaient pas la possibilité de le faire. Il n’y a en effet absolument rien dans le règlement qui les autorisait à faire ça," ajoute le directeur de l’équipe Mercedes.

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