Bon anniversaire à Fernando Alonso !

32 ans aujourd’hui

Par Franck Drui

29 juillet 2013 - 12:48
Bon anniversaire à Fernando Alonso !

Fernando Alonso était l’un des grands espoirs de la F1, et parmi les piliers de la jeune génération. Avec 2 titres mondiaux acquis alors qu’il n’a que 26 ans, il confirme tout à fait ce statut.

Né à Oviedo le 29 juillet 1981, Fernando n’a que quatre ans lorsqu’il commence le karting, sur une machine construite par son père deux ans auparavant. Très vite, le pilote espagnol va montrer sa très bonne maîtrise du volant, dès 1988 il aligne les trophées en compétition, parmi lesquels le championnat des Asturies en 1990 où il réalise le grand chelem en triomphant lors des 8 épreuves de la saison. Suivra le titre cadet en 1991, et le titre espagnol junior en 1993 et 1994. En 1995, il remporte le championnat espagnol et termine 3ème du championnat du monde qu’il remportera en 1996. Fernando tâtera toujours du karting jusqu’en 1998, avant de passer au championnat Open Nissan Telefonica, qu’il remportera lors de sa première saison avec 6 victoires à la clé.

Puis en 2000, vient la Formule 3000 avec l’équipe Astromega, et une victoire sur le difficile circuit de Spa-Francorchamps.

Repéré par Flavio Briatore, le directeur sportif italien deviendra son manageur, et place Fernando dans un baquet de l’équipe de Formule 1 Minardi. D’abord pilote-essayeur, il dispose d’un baquet de titulaire pour la saison 2001, alors qu’il n’a que 19 ans et 7 mois, il est le 5ème pilote de moins de 20 ans à courir en F1. Il est aligné aux côtés de Tarso Marquès, dont il fera vite du petit bois.

Ainsi, au volant d’une monoplace loin d’être compétitive, Fernando tente de faire de son mieux, un mieux qui, s’il n’amène à aucun classement dans le top 10, ravit Briatore qui le nomme dès la fin de la saison pilote-essayeur pour l’écurie française Renault, qui vient de racheter Benetton. Avec la promesse d’un poste de titulaire pour la saison 2003.

Chose promise, chose due, revoilà l’Espagnol en championnat du monde. Et déjà, les résultats arrivent : lors de la seconde épreuve, en Malaisie, il devient le plus jeune poleman de l’histoire, pour terminer en 3ème position. Les bonnes performances se succèdent avec en apothéose, la victoire sur le tracé du Hungaroring, devenant à 22 ans le plus jeune vainqueur de l’histoire de la F1, et s’offrant même le luxe de mettre un tour à Michael Schumacher, quintuple champion du monde en titre et malgré tout pâle 8ème ! Au final, le pilote Renault terminera 6ème d’un championnat très serré.

En 2004, Fernando est prêt à remettre ça. Même s’il ne décrochera pas de deuxième victoire, les Ferrari étant très compétitives malgré toutes les tentatives de l’Espagnol à s’imposer, il se classe souvent et termine finalement quatrième au championnat du monde. A noter toutefois quelques grosses déceptions, comme les sorties de piste à Monaco ou à Monza alors qu’il pouvait prétendre aux lauriers de la victoires. De plus, son équipier Jarno Trulli le titillera sérieusement durant toute la première partie de saison avant de s’effondrer et d’être renvoyé.

En 2005, le natif d’Oviedo va prendre sa revanche, et dès le départ assomme ses concurrents en alignant 3 victoires consécutives, après l’Australie. Les Ferrari étant beaucoup moins compétitives qu’à leur habitude, son plus grand rival sera Kimi Raikkonen. Et face à la détermination et aux grandes remontées du Finlandais, Fernando impose sa régularité aux avant-postes, et la fiabilité de sa monoplace, principal défaut de la McLaren-Mercedes. Ainsi, très opportuniste, dans le bon sens du terme, il profite au Nürburgring et à Hockenheim des problèmes mécaniques de Raïkkonen pour décrocher deux victoires importantes. Finalement, lors du GP du Brésil, Fernando deviendra le plus jeune champion du monde de l’histoire de la F1, à l’âge de 24 ans 1 mois et 27 jours, soit un an et demi plus jeune que Emerson Fittipaldi ! Enfin, lors de la dernière manche en Chine, il décroche sa septième et dernière victoire de la saison, offrant le titre des constructeurs à Renault.

Au cœur de l’hiver 2005-2006, Alonso surprend le monde de la F1 en annonçant son départ chez McLaren-Mercedes en 2007, ce qui est évidemment peu apprécié par Flavio Briatore.

En 2006, Fernando arbore donc le numéro 1 sur sa Renault, avec comme mission de conserver son titre mondial. Tout commence très bien pour le pilote espagnol, qui sur la moitié de la saison, va terminer six fois vainqueur et trois fois second, surclassant son rival Schumacher. La suite en revanche fut plus délicate, outre le fait d’avoir annoncé relativement tôt son transfert de Renault à McLaren, la FIA décide d’interdire les mass dampers. Avec un écrou mal vissé en Hongrie et une casse moteur à Monza, Schumacher revient fort sur le pilote espagnol, tous deux sont à égalité de points. Mais lors de l’avant-dernière course, Fernando prend sa revanche, il gagne la course quand Schumi voit son moteur exploser.

Avec un point à marquer au minimum pour être sacré, le dernier GP au Brésil s’avère facile pour Alonso qui devient le huitième pilote de l’histoire à conserver son titre d’une année sur l’autre.

A l’issue de cette saison, Fernando rejoint donc comme prévu l’écurie McLaren-Mercedes pour 2007. Son coéquipier est un certain Lewis Hamilton, champion en titre de GP2 et protégé de Ron Dennis.

Le début de championnat se passe bien. La McLaren MP4/22 est très compétitive et on comprend bien vite que le double champion du monde jouera le titre. Ainsi, après cinq courses, il est en tête du championnat avec deux victoires en Malaisie et à Monaco et quatre podiums. Le problème est qu’il partage cette place avec son équipier. Hamilton se révèle effectivement comme le meilleur débutant de l’histoire de la F1 et malmène sérieusement son coéquipier. Ce dernier, peu diplomate, supporte très mal cette situation et accuse bientôt Ron Dennis de favoriser le Britannique à ses dépends. Ainsi, l’ambiance au sein de l’équipe s’envenime très vite, et Alonso va en pâtir. Après une mauvaise tournée américaine, Hamilton s’envole en tête du championnat du monde et Fernando va être obligé de lui courir après sans grand succès.

Son talent reste toutefois intact, comme le prouve sa belle victoire sous la pluie au Nürburgring. Mais en interne, la situation est catastrophique : Fernando n’adresse plus la parole à Ron Dennis tandis que l’écurie McLaren est accusée d’espionnage sur Ferrari à travers un de ses ingénieurs, Mike Coughlan. Le ridicule tour de passe-passe du GP de Hongrie, où Alonso est pénalisé pour avoir bloqué Hamilton sur ordre de Dennis, ne fait que renforcer le malaise. Finalement, Fernando ira jusqu’à témoigner contre son écurie devant le Conseil mondial de la FIA en avouant avoir reçu par courriel des informations confidentielles sur la Ferrari F2007. McLaren est déclassée au championnat des constructeurs.

En fin de saison, Alonso parvient enfin à revenir sur Hamilton, grâce à une victoire à Monza. Mais au GP du Japon à Fuji, il commet une erreur en tapant le mur sous la pluie tandis que son équipier et rival l’emporte. Le titre semble s’envoler, mais une semaine plus tard, en Chine, c’est au tour de Hamilton de gaffer en sortant de la piste. Alonso et le leader de Ferrari Raïkkönen gardent ainsi des chances de titre avant la dernière manche au Brésil. Et effectivement, Lewis Hamilton ne sera pas champion du monde, mais Alonso ne décrochera pas pour autant la timbale. C’est Raïkkönen qui coiffera les deux pilotes McLaren au poteau en remportant la victoire alors que l’Espagnol est troisième et Hamilton septième. Les deux frères ennemis finissent ainsi tout deux vice-champions avec le même nombre de points.

Après cette saison cauchemardesque, Fernando Alonso décide de quitter McLaren-Mercedes dès l’issue de la première année de son contrat. Après avoir été peut-être tenté par l’aventure Red Bull, il revient « à la maison », c’est-à-dire chez Renault pour 2008, aux côtés de Nelson Piquet Jr. Flavio Briatore accueille de nouveau à bras ouverts ce « fils prodigue » quelque peu ingrat.

Hélas pour lui, la marque au losange n’est plus à son niveau d’antan. La R28 se montre d’emblée très décevante et la première partie de saison d’Alonso est plus que médiocre. Après une encourageante quatrième place initiale à Melbourne, l’Espagnol a bien du mal à extraire la Renault du ventre mou du peloton et à grappiller quelques points. Mais il ne démérite pas pour autant, comme le prouve sa splendide deuxième place sur la grille devant son public à Barcelone, hélas suivie d’une panne de moteur le jour de la course...

Contraint de surpiloter pour arracher de bons résultats, Fernando commet même des erreurs inhabituelles chez lui, comme finir dans le mur à Montréal. A la mi-saison, Alonso n’est que neuvième au général avec treize points. La rupture avec Renault semble alors imminente et il est annoncé chez Honda, BMW, et surtout Ferrari.

Mais la R28 progresse tout de même peu à peu et un réel regain de performance a lieu à la fin de l’été. Ainsi Fernando parvient à terminer dans les quatre premiers lors des six dernières courses de la saison.

A Singapour, il profite d’une voiture de sécurité qui survient alors qu’il était le seul avec Rosberg et Kubica à avoir déjà ravitaillé pour passer tous ses adversaires, et finalement remporter sa première victoire de la saison. Victoire chanceuse, uniquement due à l’accident volontaire provoqué par son équipier Piquet sur ordre de Flavio Briatore, ce que l’on apprendra un an plus tard. Toutefois, Alonso remporte un deuxième succès éclatant au Japon, où il réalise une véritable démonstration en tête de l’épreuve avoir dépassé Kubica. Avec un peu plus de chance, il aurait pu aussi l’emporter au Brésil, mais termine bon deuxième derrière Massa.

Cinquième au final avec 61 points, cette saison 2008 reste néanmoins la plus mauvaise d’Alonso depuis quatre ans.

Alors qu’il a longtemps songé à quitter Renault, Fernando Alonso accepte finalement de rester une saison supplémentaire dans l’écurie française. Hélas le début de la saison 2009 n’est pas encourageant. La R29 se montre bien inférieure aux nouvelles monoplaces de pointe, les Brawn et les Red Bull, et après trois courses Fernando n’a que quatre unités au compteur. Le reste du championnat est du même acabit et l’Espagnol ne peut à chaque fois viser que les petits points. En Hongrie, sa monoplace connaît une embellie et il en profite pour signer une surprenante pole position. Il mène parfaitement le début de la course, mais lors de son premier arrêt son équipe fixe mal sa roue avant-droite, qui s’envole au tour suivant ! Contraint à l’abandon, Alonso perd une occasion unique de victoire.

La suite de la saison le voit sombrer dans l’anonymat du peloton tandis qu’éclate l’Affaire Piquet. Après avoir été renvoyé par Briatore, le pilote brésilien révèle la tricherie ordonnée par ce dernier au GP de Singapour 2008, au profit d’Alonso. L’affaire finit devant le tribunal de la FIA, qui exclut à vie Briatore du monde de la F1, mais blanchit le double-champion du monde, qui a juré ne rien savoir de ce coup monté. Ironie du sort, c’est à Singapour qu’il réalise le meilleur résultat de la saison pour Renault, avec une troisième place. La fin de saison est cauchemardesque : la R29 étant privée de développement, l’Espagnol doit se débattre en fond de grille avec les Toro Rosso et les Force India.

Il finit la saison à une piteuse neuvième place, avec seulement 26 points.

Pour Alonso, il est évident que cette équipe Renault, malade et en pleine réorganisation, ne peut plus lui apporter le succès. Après des mois de rumeurs incessantes, il officialise en septembre 2009 son passage chez Ferrari pour 2010. Il y est associé à Felipe Massa, de retour de blessure, avec la tâche évidente de ramener la Scuderia dans la voie du succès. Dans l’esprit de Stefano Domenicali, Alonso doit devenir le successeur de Schumacher que Kimi Raïkkönen n’a pas su être.

La Ferrari F10 est justement une bonne voiture, et l’Espagnol se montre optimiste comme jamais avant le début du championnat. Il gagne d’ailleurs le premier Grand Prix à Bahreïn devant son équipier, mais après un souci technique sur la Red Bull du leader Sebastian Vettel. En effet, toute la saison est dominée par l’équipe anglo-autrichienne, mais du fait de ses errements stratégiques et des erreurs de ses pilotes, elle ne parvient jamais à prendre le pas sur McLaren et Ferrari.

Toutefois le début de saison d’Alonso est poussif, car la F10 n’est clairement pas à niveau. L’Espagnol ne peut que s’assurer de belles places d’honneurs sur le podium, comme en Espagne ou au Canada. Mais au fil du temps il perd beaucoup de terrain sur les leaders du championnat qui sont alors les pilotes McLaren, Hamilton et Button. En revanche, il parvient à prendre un total ascendant sur Massa. La preuve en est cet osé dépassement qu’il effectue sur le Brésilien à l’entrée de la ligne des stands en Chine, l’obligeant sans ménagement à passer par les graviers.

A partir du GP d’Europe à Valence apparaît une nouvelle version de la F10 qui donne un surcroit de compétitivité à Ferrari. Après deux courses gâchées par des erreurs stratégiques, l’embellie intervient au GP d’Allemagne, où Massa mène devant Alonso. Mais ce jour-là, la Scuderia retombe dans ses travers du Grand Prix d’Autriche 2002 et ordonne implicitement à Massa de laisser passer Alonso et de lui céder ainsi la victoire. Un viol éhonté du règlement, les consignes de courses étant interdites. L’affaire est traînée devant le Conseil mondial de la FIA, mais la Scuderia n’est pas une accusée comme une autre, et s’en sort avec une simple amende. En tout cas cette manœuvre entérine la suprématie d’Alonso au sein de l’équipe, Massa étant relégué au rang de porteur d’eau.

La seconde partie de la saison est marquée par la remontée du double champion du monde vers le haut du classement. Comme en 2005 face à Raïkkönen, il assure les points en cas de difficulté et se trouve toujours à l’affût en cas de défaillance de l’adversité. Sa seule erreur est une sortie de piste sous la pluie en Belgique. Vainqueur à Monza face à Jenson Button, il l’emporte à Singapour après avoir résisté pendant deux heures à Vettel. Il revient alors à onze points du leader Mark Webber. Troisième à Suzuka, l’Asturien l’emporte brillamment sous le déluge coréen tandis que les deux Red Bull de Vettel et Webber abandonnent. A deux manches du but, le voici en tête du championnat. Au Brésil, il assure une troisième place derrière les Red Bull. Avant la dernière course à Abou Dhabi, il compte huit points d’avance sur Webber, quinze sur Vettel et vingt-quatre sur Hamilton.

Sur la grille, l’Espagnol se qualifie troisième derrière Vettel et Hamilton, Webber étant cinquième. Il lui suffit donc d’assurer cette place pour être sacré. Quatrième dans les premiers tours devant Webber, sa situation est idéale lorsque l’Australien rentre tôt au stand pour changer ses pneus très abîmés. La Scuderia commet alors l’erreur de calquer la stratégie de course d’Alonso sur celle de Webber et non pas sur celle de Vettel, alors premier. Il change ses pneus à la suite du pilote Red Bull et se retrouve ainsi pris dans le trafic, notamment derrière la Renault Vitaly Petrov, indépassable. La résistance du Russe sonne le glas de sa défaite car il perd énormément de temps derrière lui et se retrouve seulement septième en fin de course, tandis que Vettel est tranquillement en tête. L’Allemand est couronné et Alonso, pour sa première saison chez Ferrari, doit se contenter du titre de vice-champion.

Après une belle saison, l’Espagnol doit confirmer sa bonne forme. Mais la 150° Italia est loin du niveau de Red Bull ou de McLaren, et se trouve même au niveau de LRGP sur les premiers GP de la saison. Après 3 premiers GP moyens (4e en Australie, 6e en Malaisie et 7e en Chine), l’Espagnol retrouve sa forme en Turquie, finissant sur le podium derrière les deux Red Bull de Vettel et Webber. Cinquième sur la grille à Barcelone, Alonso prendra un départ canon pour se hisser en tête sur le premier relais, avant que ses performances ne dégringolent avec les pneus durs, pour finalement terminer 5e... à un tour de Vettel ! Puis, il finira second à Monaco, suivant Vettel et précédant Button. Lui et le Britannique ont vu leurs chances de victoire s’envoler à cause du drapeau rouge intervenant à 8 tours de la fin, permettant à l’Allemand de chausser des pneus neufs. Alonso abandonne au Canada, avant d’enchaîner 12 tops 5, dont 8 podiums et 1 victoire à Silverstone !
Finalement, Alonso terminera 4e du Championnat du Monde, un point derrière Webber et 13 points derrière Button, mais à 135 points du Champion Vettel ! Point positif pour l’Espagnol : son coéquipier Felipe Massa s’est totalement noyé, ne faisant jamais mieux que 5e en course, et cumulant les erreurs. Alonso reste néanmoins un des pilotes de ce Championnat, tant ses résultats sont bons par rapport au niveau de sa monoplace. Le double Champion du Monde est en droit d’espérer mieux pour 2012.

Cependant, les essais de pré-saisons montrent une Ferrari F2012 mal née. Un aérodynamisme pas assez travaillé, et un châssis pas au niveau de la concurrence.

En effet, dès le GP d’Australie, Alonso n’atteint pas la dernière phase des qualifications, signant seulement le douzième temps. Toutefois, il parvient à terminer cinquième. En Malaisie, Alonso s’élance en neuvième, mais en course, grâce à une météo pluvieuse, Alonso tire le meilleur de sa monoplace pour s’imposer, non sans avoir résisté à Pérez dans les derniers tours. De nouveau en Chine, il signe le neuvième temps des qualifications. Position à laquelle il terminera. A Bahreïn, Alonso choisit de ne pas s’élancer en Q3 afin de préserver ses pneumatiques. Une stratégie qui lui permettra de finir septième le lendemain en course. Alonso est alors cinquième du championnat.

En Espagne, devant son public, Alonso signe le troisième temps, mais s’élancera en première ligne -derrière l’improbable Maldonado et sa Williams- suite à l’exclusion de Lewis Hamilton des qualifications pour non respect de l’article 6.6.2 (Quantité d’essence insuffisante). Il terminera deuxième, non sans avoir attaqué le pilote colombien à de nombreuses reprises. A Monaco, sur un circuit qu’il affectionne particulièrement, il s’élance en cinquième position et finit sur la dernière marche du podium.

Grâce à ses deux podiums et les courses mitigées de ses adversaires, Alonso pointe en tête du championnat du monde.

Au Canada, alors qu’il s’élance troisième et qu’il est en tête de la course à dix tours de l’arrivée, ses pneus s’effondrent : Ferrari décide de ne pas faire rentrer son pilote au stand, il se fait dépasser coup sur coup par Hamilton, Pérez, Grosjean et Vettel, qui ont opté pour une stratégie à deux arrêts. Il finit cinquième. Devant son public pour le Grand Prix d’Europe, l’Espagnol échoue aux portes de la Q3. Il s’élance onzième. Il profite d’une course mouvementée et des abandons des leaders, Vettel et Grosjean, pour s’imposer. Il reprend alors la tête du championnat du monde devant Webber et Hamilton.

En Grande-Bretagne, Alonso signe sa première pole position depuis le GP de Singapour en 2010. Il finira pourtant deuxième derrière Webber mais devant Vettel. A Hockenheim, Alonso profite de la pluie en qualification pour signer une nouvelle pole position. Il remporte la course sans concurrence le lendemain. Le circuit du Hungaroring ne convient pas à la F2012, mais Alonso termine cinquième, juste derrière Vettel.

A mi-saison, Alonso est leader du championnat avec 164 points, suivent Webber, 132 points et Vettel, 122 points.

Après la traditionnelle pause estivale d’un mois, la Formule 1 est de retour sur le tracé de Spa Francorchamps. Alonso s’élance cinquième mais est pris dans le carambolage provoqué par Grosjean au premier virage. C’est son premier abandon en 2012. Devant les tifosi, Alonso signe le dixième temps en qualification. Il termine troisième, galvanisé par la foule.

A la fin de la tournée européenne, Alonso est toujours en tête du championnat avec 39 points d’avance sur Vettel.

Mais, lors de la tournée asiatique, bien qu’il signe deux troisièmes places à Singapour et en Corée du Sud, et une deuxième place en Inde, il abandonne à Suzuka suite à un contact avec Räikkönen au premier virage. Alors que, Vettel signe un sans-faute avec quatre victoires consécutives.

A trois courses de la fin de la saison, Vettel est désormais en tête du championnat avec 13 points d’avance sur Alonso et 67 sur Räikkönen. Seuls ces trois pilotes peuvent encore être titrés.

A Abou Dhabi, même s’il ne signe que le septième chrono des qualifications, Alonso espère pouvoir reprendre de précieux points à Vettel, celui-ci ayant été exclu des qualifications pour non respect de l’article 6.6.2 (Quantité d’essence insuffisante). Cependant, même s’il termine deuxième le Dimanche, Vettel parvient à finir troisième. Alonso n’a repris que 3 points à Vettel. Pour le retour de la Formule 1 aux Etats-Unis, Alonso termine troisième derrière Vettel.

Le titre se jouera lors de la dernière course au Brésil.

Alors que Vettel se qualifie quatrième le Samedi, Alonso, septième sur la grille, voit ses chances de sacre diminuer. Cependant, coup de théâtre au premier virage, Vettel s’accroche avec Senna et repart dernier. Alonso, cinquième à la fin du premier tour n’a plus qu’à terminer sur le podium pour être titré. Cependant, Vettel effectue une belle remontée pour se retrouver derrière son rival en cinquième position après une vingtaine de tours.

Au terme d’un Grand Prix haletant à l’image de cette saison 2012, Vettel termine sixième, et Alonso deuxième. Vettel devient champion du monde avec ses trois points d’avance sur Alonso. Il échoue de nouveau derrière Vettel, comme en 2010.

Cependant, il a montré qu’il était l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur pilote du plateau en se battant avec une voiture qui n’était pas du tout au niveau de la concurrence. Alonso est tout de même monté treize fois sur le podium, signant trois victoires et marquant 278 points. Pour beaucoup, Alonso aurait dû remporter le titre grâce à sa combattivité et son coup de volant. Le destin en a voulu autrement.

Après ce nouvel échec, Alonso espère bien décrocher le titre en 2013 grâce à une meilleure voiture - la F138.

En Australie, Alonso se qualifie cinquième et termine deuxième derrière Räikkönen grâce à une bonne gestion de ses pneumatiques. En Malaisie, bien qu’il se qualifie troisième, il touche Webber avec son aileron, et décide avec son stand de continuer la course avec un aileron désaxé. Au début du deuxième tour, son aileron s’affaisse sous sa monoplace. Il abandonne.

En Chine, pour son 200ème GP, Alonso remporte sa trente-et-unième victoire, rejoignant Mansell au quatrième rang des vainqueurs de Grands Prix. A Bahreïn, après s’être qualifié troisième, un problème de DRS oblige Alonso à faire deux arrêts imprévus en début de course. En demandant à son pilote d’ouvrir son DRS afin de savoir si celui-ci fonctionnait, Ferrari commet une seconde erreur en trois Grands Prix. Il termine huitième.

Pour l’ouverture de la saison européenne, Alonso remporte son Grand Prix national à Barcelone après s’être qualifié en cinquième position. A Monaco, Alonso ne finit que septième. Il finira deuxième au Canada après s’être élancé en sixième position. A Silverstone, auteur du neuvième temps, Alonso profite des infortunes de ses adversaires –explosion de pneus pour Hamilton, poleman, Massa et abandon sur boîte de vitesse pour Vettel- pour finir troisième.

En Allemagne, Alonso s’élance neuvième et finit quatrième. Il fera encore moins bien en Hongrie, 5ème. Sa F138 a baissé en compétitivité en course et cela l’inquiète, tout comme son équipe.

A mi-saison, Alonso pointe à la troisième place du championnat du monde avec 133 points, un point seulement derrière Räikkönen, 134 points, mais déjà assez loin derrière Vettel, qui compte 172 points.

Texte : notre partenaire, www.statsf1.com

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