Formule 1

Alonso n’a pas ’planifié’ de retour en F1

Il verra, si vraiment elle lui manque

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Par Emmanuel Touzot

25 novembre 2018 - 12:47

Fernando Alonso affirmait que la Formule 1 n’est pas responsable de son départ, puisque l’Espagnol a juste eu envie de tourner cette page, mais il pointe tout de même du doigt quelques petits problèmes qui, selon lui, causent du tort à la discipline.

"Les changements de règles sont allés dans la mauvaise direction car maintenant les équipes n’ont que peu de marge pour jouer et user de créativité dans les stratégies ou autre" regrette Alonso.

"Il y a une certaine quantité d’essence pour tout le monde, un certain débit de carburant réglementé pour tout le monde. Les même pneus pour tout le monde, le même poids pour tout le monde. La même pression de pneus, obligatoire pour tout le monde, le même carrossage pour tout le monde."

"D’une certaine manière, ça aide même les moins talentueux. Ils s’entraînent énormément dans le simulateur, ils arrivent sur le nouveau circuit en sachant exactement où sont les bosses, où sont les vibreurs qu’ils peuvent prendre, où sont les endroits difficiles et aussi pendant la course, normalement, il n’y a qu’un seul chemin optimal pour arriver à la fin."

"Tout est une question d’économie d’énergie, les pneus, peu importe ce que les ingénieurs peuvent vous dire de faire, vous suivez juste cette instruction. Vous avez un tout petit peu de place pour l’instinct à différents moments de la course, mais normalement c’est moins optimal si vous essayez de le faire seul. Je pense que quand nous n’avions pas toutes les informations il s’agissait plus de vous et de la voiture un dimanche après-midi et je pense qu’il s’agissait plus de la contribution des pilotes."

La question d’un retour se pose tout de même s’il venait à s’ennuyer en 2019. Reviendrait-il en 2020 ou attendrait-il le nouveau règlement qui pourrait potentiellement mieux lui convenir ?

"Je ne pense pas. Je pense qu’à ce moment là, en 2021, ça sera trop tard. Je n’en suis pas sûr car c’est déjà difficile de savoir comment on ira dans deux semaines alors dans deux ans, pour avoir l’énergie de se relancer et de s’impliquer totalement quand vous avez 39 ou 40... ce sera plus difficile que maintenant. Je ne planifie pas cela."

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