Formule 1

Alonso et la F1 : 2016, la meilleure saison avec McLaren Honda

Mais rien de bien transcendant

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Par Emmanuel Touzot

19 janvier 2019 - 18:09
Alonso et la F1 : 2016, la meilleure

La saison 2015 a été catastrophique pour McLaren et Honda, et les deux parties espèrent faire mieux lorsque le coup d’envoi de la saison 2016 est donné. Honda a progressé, avec un moteur plus fiable et plus performant, mais avoue qu’il lui manquera encore un peu de chaque pour arriver à concurrencer ses rivaux.

Qualifiés 12e et 13e en Australie, Fernando Alonso et Jenson Button remarquent immédiatement un meilleur potentiel dans le châssis conçu à Woking, mais surtout dans le moteur avec lequel ils courent.

Malheureusement pour l’Espagnol, il ne termine pas le Grand Prix d’Australie après un énorme accident. Derrière Esteban Gutierrez dans une zone de freinage, il subit un décalage de son rival et arrache une suspension sur la roue arrière de la Haas. Embarqué dans une folle chevauchée, il percute d’abord le mur avant d’aborder les graviers de côté et de partir dans une énorme série de tonneaux.

Sorti sans aide de sa voiture, Alonso est tout de même blessé et doit déclarer forfait, surtout par précaution, pour la manche de Bahreïn, où il est remplacé par son futur équipier, Stoffel Vandoorne.

Qualifié 12e en Chine, il termine à cette place mais inscrit ses premiers points en Russie avec une belle sixième place, en étant pourtant parti de la 14e place. Qualifié 10e en Espagne, il abandonne sur un problème mécanique de son Honda.

A Monaco, il se qualifie 10e et profite d’une course animée pour terminer au cinquième rang. Ce seront en revanche ses derniers points avant la Hongrie. Il termine à la porte des points au Canada après s’être élancé dixième et abandonne à Bakou suite à un problème de boîte de vitesses.

Il abandonne encore en Autriche mais il est classé au 18e rang, après un problème d’ERS et vit un week-end compliqué en Grande-Bretagne avec une 13e place. Il signe sa meilleure qualification de la saison en Hongrie avec une septième place, mais pas la meilleure de McLaren puisque Button s’est élancé troisième en Autriche après une séance sous la pluie. En course, il termine également au septième rang sur un circuit qui met les performances du châssis en valeur.

Parti dernier en Belgique après de nombreuses pénalités lui permettant d’obtenir un maximum de nouveaux moteurs, il dispute une course impressionnante, bien aidé par les interruptions suite aux sorties de Carlos Sainz et Kevin Magnussen, et franchit l’arrivée en septième position, un gros résultat sur une piste défavorable.

En Italie, la tâche s’annonce aussi compliquée que prévu et il termine 13e après s’être élancé une place plus loin que ça. En revanche, comme chaque année, il démontre son savoir-faire à Singapour en franchissant la ligne au septième rang après être allé en Q3.

Parti dernier en Malaisie, il maîtrise encore une fois le début de course pour remonter dans le classement et termine de nouveau septième. La tendance entrevue en début de saison se confirme : la McLaren est nettement plus à l’aise en conditions de course. De l’autre côté du garage, ce n’est pas aussi vrai, mais Button a annoncé sa fin de carrière en fin de saison et avouera plus tard qu’il ne voulait même plus disputer les dernières courses.

Quant à lui, Alonso signe une nouvelle performance remarquée à Austin avec la cinquième place. Treizième au Mexique, il termine la saison par deux accessions à la Q3, converties chacune en dixième place. Dixième au classement des pilotes, Alonso permet à McLaren de terminer trois places plus haut que l’année précédente, au sixième rang.

Du côté de Honda, on admet que le concept de moteur n’était pas bon et l’on promet que le tout nouveau bloc propulseur japonais, prévu pour 2017, sera nettement supérieur en performance et en fiabilité...

McLaren

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