Formule 1

Alonso et la F1 : 2012, la pire frustration de sa carrière ?

Un titre manqué de peu

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Par Emmanuel Touzot

10 janvier 2019 - 18:01
Alonso et la F1 : 2012, la pire (...)

Après une saison 2011 à oublier, Fernando Alonso est de retour en 2012 avec toujours l’objectif du titre. Un objectif qu’il remet rapidement en doute, au fil des qualifications du début de saison. En effet, qualifié 12e en Australie, il se qualifie neuvième des trois courses suivantes.

Heureusement, il tire son épingle du jeu en Malaisie, lors de la deuxième course, et gagne dans des conditions difficiles devant un Sergio Pérez survolté. Cinquième juste avant en Australie, Alonso termine neuvième en Chine et septième à Bahreïn, avant de signer deux podiums consécutifs. Il termine deuxième chez lui, en Espagne, et troisième à Monaco.

Au Canada, il est cinquième à l’arrivée, mais peut surtout se satisfaire de l’aspect très disputé de ce début de saison. En sept courses, il y a eu sept vainqueurs, provenant de cinq équipes différentes. En Espagne, Alonso a manqué la victoire de peu derrière le surprenant Pastor Maldonado et sa Williams ! Au terme de la septième course de la saison, il est deuxième du championnat derrière Lewis Hamilton, à deux points du Britannique.

On peut dire qu’Alonso a sauvé les meubles en ce début de saison, au volant d’une Ferrari clairement en retrait. Cela se remarque notamment par les 11 points de Felipe Massa à ce moment de l’année, contre les 86 d’Alonso.

L’Espagnol est le premier pilote de la saison à remporter deux courses en s’imposant chez lui, à Valence, pour le Grand Prix d’Europe ! Pour la première fois, la course sur le circuit urbain espagnol est très animée, marquée notamment par les abandons de Lewis Hamiton et Romain Grosjean, alors en tête, et constitue le dernier podium de la carrière de Michael Schumacher.

Galvanisé par ce succès qui lui permet de prendre la tête du championnat avec 20 points d’avance sur Mark Webber, Alonso enchaîne par deux pole positions en Angleterre et en Allemagne, où il termine respectivement deuxième et premier. En Angleterre, Webber devient le second pilote de la saison à s’imposer une deuxième fois.

Au soir du GP d’Allemagne, Alonso a inscrit 154 points, soit 34 de plus que Webber, 44 de plus que Sebastian Vettel, mais surtout 131 de plus que son équipier, Felipe Massa ! Mais la suite de la saison va s’avérer compliquée pour Alonso face aux Red Bull et à la McLaren de Lewis Hamilton.

Sur les 10 dernières courses de l’année, il ne se qualifiera plus une seule fois dans le top 3, et à une seule reprise sur la deuxième ligne. Pourtant, il continue à enchaîner les podiums. En Belgique, il abandonne pour la première fois dans l’énorme accident du départ provoqué par Grosjean, lequel est suspendu pour une course.

Son deuxième abandon au Japon n’est également pas de son fait, puisqu’il est victime d’une crevaison après avoir été touché à l’arrière droit lors du départ et abandonne au deuxième virage. Entre les deux courses, il a signé deux podiums, troisième en Italie et à Singapour.

Il est de nouveau troisième en Corée et deuxième en Inde, mais Sebastian Vettel a enchaîné entre temps quatre victoires et pointe en tête du championnat depuis le soir de la Corée.

Les deux hommes se retrouvent sur le podium à Abu Dhabi, Alonso est deuxième devant Vettel et derrière la Lotus de Kimi Räikkönen, tandis qu’ils inversent leurs positions pour la première édition du Grand Prix des Etats-Unis à Austin, derrière Lewis Hamilton.

Tout se joue au Brésil, où ils arrivent avec 13 points d’écart en faveur de l’Allemand. Ce dernier est quatrième d’une grille dominée par les deux McLaren tandis qu’Alonso y est huitième. Au départ, Vettel se fait percuter et repart 22e. Déterminé, il reprend 11 places en cinq tours.

Profitant de l’accrochage entre Lewis Hamilton et Nico Hülkenberg, puis d’une consigne de Ferrari, Alonso remonte jusqu’au deuxième rang. Mais ses 18 points ne suffisent pas face aux huit qu’inscrit Vetttel, sixième à l’arrivée, et qui remporte sa troisième couronne consécutive.

C’est un Alonso plus dépité que jamais qui restera hagard pendant quelques minutes dans la voie des stands, tandis que Red Bull fête une troisième couronne consécutive pour son pilote. La seule satisfaction pour Alonso, celle d’avoir inscrit 278 points contre 122 à son équipier, est hélas bien trop maigre pour lui permettre de sauver les apparences, et sa frustration de 2010 s’est transformée, en ce jour de novembre 2012, en un énorme désarroi.

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