Formule 1

Alonso et Wayne Taylor Racing remportent le Rolex 24 !

Une course totalement folle marquée par la pluie

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Par Emmanuel Touzot

27 janvier 2019 - 20:50

Pour sa deuxième participation à l’épreuve, Fernando Alonso a remporté les 24 Heures de Daytona aux côtés de Kamui Kobayashi, Jordan Taylor et Renger van der Zande. L’équipage de la Cadillac Konica Minolta du Wayne Taylor Racing a été l’un des rares à ne pas faire d’erreur durant une course qui s’est terminée sous régime de drapeau rouge.

Le Rolex 24 a débuté par une domination des Mazda et Acura, qui occupaient les deux premières lignes sur la grille. Avant le tiers de la course, les deux Mazda étaient toutefois hors du coup pour la victoire, l’une abandonnant et l’autre étant envoyée aux stands avec de gros problèmes mécaniques.

Une véritable désillusion pour le constructeur japonais qui se positionnait comme favori après les qualifications. Un peu avant la tombée de la nuit, et donc avant les pannes des Mazda, Alonso avait fait un relais impressionnant, tournant jusqu’à deux secondes plus vite au tour que ses rivaux, alors que sa Cadillac semblait parfaitement à l’aise avec les températures fraîches.

Il était d’ailleurs imité par la suite par un Kamui Kobayashi en forme, qui signait alors le meilleur temps absolu à ce moment de la course. Après quelques heures assez calmes, c’est au petit matin - en heure française -, à mi-course, que la donne changeait avec l’arrivée de la pluie. Une pluie qui n’allait plus lâcher la Floride jusqu’à l’arrivée de ce Rolex 24.

Alonso prenait le relais au volant de la numéro 10 du Wayne Taylor Racing et commençait à se détacher. Il était d’abord coupé dans son élan par un drapeau jaune, très long, puis par un drapeau rouge.

La course était finalement relancée et l’une des deux Acura de Penske, les principales rivales de la Cadillac Konica Minolta, était victime de problèmes mécaniques lorsque la course était relancée. C’était la fin des espoirs de victoire pour Simon Pagenaud, Juan Pablo Montoya et Dane Cameron.

La 10 cédait les commandes à la Penske numéro 7 puis à la Cadillac d’Action Express, mais un beau relais de Jordan Taylor dans des conditions toujours dantesques, en dépit d’une grosse frayeur après le tête-à-queue devant lui d’une GT, permettait à l’équipage de reprendre, avant une nouvelle neutralisation au drapeau jaune.

Elles allaient se succéder pour de nombreuses raisons, la plupart du temps à cause de sorties de piste consécutives à l’eau stagnante en piste, et notamment au premier virage.

Alonso reprenait le volant lorsque la course était relancée sous des trombes d’eau, et se retrouvait en lutte avec la Cadillac d’Action Express aux mains de Felipe Nasr. Le Brésilien semblait se détacher en tête mais commettait une erreur qui offrait de nouveau la tête de l’épreuve à Alonso.

Peu après, le drapeau rouge était de nouveau brandi, les conditions étant totalement dantesques. Au fil des sorties de piste et accidents, la direction de course comprenait qu’il était impossible de continuer et mettait une nouvelle halte à l’épreuve.

Elle n’allait finalement pas reprendre après pratiquement deux heures sous régime de drapeau rouge, la course était finalement déclarée comme terminée, libérant Alonso, Kobayashi, Taylor et van der Zande. Ils devancent finalement la Cadillac d’Action Express de Felipe Nasr, Eric Curran et Pipo Derani, tandis que la troisième place revient à l’Acura Penske d’Alexander Rossi, Helio Castroneves et Ricky Taylor.

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