Formule 1

Alonso : Neuf pilotes sur dix auraient rejoint McLaren en 2015

L’Espagnol défend ses choix de carrière

Recherche

Par Emmanuel Touzot

22 janvier 2019 - 08:17
Alonso : Neuf pilotes sur dix (...)

Fernando Alonso est revenu sur ses choix de carrière, assurant que ses décisions n’avaient pas été si improbables qu’on le dit aujourd’hui. Selon l’Espagnol, tant sa décision de rejoindre Ferrari en 2010 que celle de retourner chez McLaren en 2015 (photo) n’étaient pas si incongrues au moment où elles ont été prises.

"Je pense qu’en F1, il y a toujours un vainqueur, et tous les autres ne gagnent pas" explique Alonso. "J’ai été malchanceux sur certaines courses, mais sans boule de cristal, il est difficile de prendre des décisions. Après la fin d’un chapitre, c’est facile à dire, mais je pense que quand j’ai rejoint Ferrari en 2010, 10 pilotes sur 10 auraient pris la même décision."

"Quand j’ai rejoint McLaren-Honda en 2015, j’entendais tout au long de la saison 2014 que c’était une très bonne décision parce que le moteur turbo de Ferrari n’était pas bon. McLaren et Honda avaient eu une année de développement presque gratuite, puisqu’ils ne courraient pas en 2014, et c’était une grande décision. J’entendais de bonnes choses, et je pense que 9 pilotes sur 10 auraient fait la même chose."

Selon lui, les décisions qu’il a prises n’ont pas entaché sa carrière, même si avec le recul, elles l’ont empêché de gagner plus que les deux titres qu’il a gagnés en 2005 et 2006. Il explique ne pas être le seul pilote à ne pas avoir le palmarès à la hauteur de son talent.

"Je ne regrette pas grand-chose, je suis content des décisions prises. Un seul est heureux actuellement, Lewis Hamilton. Après, être deuxième, septième ou douzième, c’est pareil. J’ai gagné deux championnats, signé 97 podiums et je connais des gars avec beaucoup de talent, comme Nico Hülkenberg, qui n’a podium, ou Sebastian [Vettel] qui a passé beaucoup d’années sans gagner. [Max] Verstappen n’a pas de titre et [Daniel] Ricciardo est un grand talent sans titre."

"Ils sont probablement tous malchanceux, mais c’est le jeu du sport et de la F1. Quand je repense à toutes ces choses, venir du nord de l’Espagne, avoir fait du karting et finalement être deux fois champion du monde, je pars sans regret."

McLaren

expand_less