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F1 - Le ‘garage virtuel’, la clef discrète du succès en Grand Prix

Un soutien indispensable à des milliers de kilomètres de distance

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En week-end de Grand Prix, jusqu’à 60 personnes se rendent sur les circuits : il s’agit de l’équipe « opérationnelle ». Pour autant, cela ne veut pas dire que tous les autres employés d’une équipe sont au repos pendant ce week-end, bien au contraire. Certains sont mobilisés à l’usine de toute équipe dans ce que l’on nomme le « garage virtuel », le « centre d’opérations », ou plus officiellement la « Race Support Room » (RSR). A des milliers de kilomètres parfois, la RSR apporte un soutien précieux aux ingénieurs et pilotes.

Chez Mercedes, qui en a récemment dit plus sur sa RSR, le garage virtuel peut accueillir jusqu’à 30 personnes. La base est le volontariat : c’est ainsi que l’on compte de nombreux étudiants (parfois en programme de graduate), selon Mercedes, qui acceptent de sacrifier leur temps libre pour mieux se former. Dans leur carrière, la majorité des ingénieurs de course ont commencé dans un garage virtuel. Des ingénieurs plus qualifiés (ingénieurs pneus, ingénieurs de course, aérodynamiciens, stratèges) complètent cet effectif.

Concrètement, que font ces 30 personnes dans la RSR en week-end de course ? Les étudiants, tout d’abord, écoutent les messages radio des autres équipes. Ils s’empressent également de regarder la course sous tous les angles possibles, afin de ne rien rater des performances des concurrents. En cas de contact avec une voiture, ce sont encore ces ingénieurs en formation qui sélectionnent le bon angle, la bonne caméra, pour envoyer la meilleure vidéo disponible aux aérodynamiciens, afin d’analyser l’impact des dégâts sur la voiture.

La RSR s’occupe exclusivement de tâches qui ne sont pas déléguées aux équipes se rendant sur place en Grand Prix. Par exemple, la mesure des temps de passage aux stands est effectuée à la RSR, et il s’agit d’un point bien sûr crucial pour les stratèges de l’écurie. Les stratèges de la RSR fournissent des informations complémentaires, de soutien, mais c’est bien James Vowles (le directeur de la stratégie de Mercedes) qui prendra la décision finale, sur le muret des stands près de la piste.

Le fait de n’être pas physiquement présent sur le circuit est-il un désavantage notable pour les membres de la RSR ? « Non, c’est en fait un avantage » répond Mercedes. « Cela leur donne une vision et une concentration claires pour examiner la situation. Ils peuvent bénéficier d’un plus vaste tableau d’ensemble et analyser notre performance relative par rapport aux concurrents. Ils étudient aussi les différents systèmes sur la voiture et voient s’ils fonctionnent comme prévu. Si quelque chose ne fonctionne pas comme prévu, surtout le vendredi, quand tout le monde travaille à l’usine, une aide n’est jamais loin, car la RSR est située juste à côté du bureau chargé du design. Il y a aussi des ingénieurs qui se penchent sur la fiabilité de la voiture et vont surveiller les données de différents systèmes. Ils vérifient, par exemple, les charges sur les suspensions quand une voiture passe sur un vibreur, pour s’assurer que la suspension n’a pas été endommagée. »

Les ingénieurs de la RSR ont accès aux mêmes données que l’équipe de course sur place. Les échanges d’informations sont réciproques et s’élèvent à plus d’une centaine de Gigabytes par week-end de Grand Prix. Le temps de latence, précise Mercedes, est de 3 dixièmes pour une course organisée en Europe (0,7 seconde à Melbourne, 0,5 seconde à Suzuka).

Chaque membre du garage virtuel a trois écrans en face de lui, notamment un écran pour le timing. Il peut communiquer avec tous les membres de l’équipe. Mais il faut prendre garde à sélectionner les bonnes informations : il existe près de 30 canaux de communication qui doivent recouper leurs données ensemble.

Mercedes dispose d’une RSR à Brackley comme à Brixworth, son usine moteur. Le garage de Brixworth s’occupe évidemment de l’unité de puissance, non seulement de l’équipe Mercedes mais aussi des écuries clientes, Force India et Williams.

Dans le but de réduire les coûts pour l’après-2020, Liberty Media a un temps envisagé de propsoer la suppression de ces garaves virtuels. Aussitôt mise sur la table, la proposition a suscité un vif rejet de la part de Force India.

« C’est une proposition ridicule » a même lancé Otmar Szafnauer en juin dernier, qui était alors toujours le directeur des opérations de Force India.

« Voici le cœur du sujet : qu’est-ce que cela coûte ? Nous avons déjà un garage virtuel, comme tout le monde. Donc quel coût cela a-t-il ? C’est un coût irrécupérable. S’en débarrasser va en fait coûter de l’argent à tout le monde. Nous avons déjà un garage virtuel. »

« Les gens que nous employons pour travailler dans le garage virtuel sont des personnes que nous payons déjà. Andrew Green est notre directeur technique. Il n’est pas payé pour rester assis dans le garage virtuel, mais comme directeur technique. Mais quand il ne voyage pas, il est là-bas. »

« Nous avons deux stratèges, un par voiture. L’un d’entre-eux ne voyage pas mais reste dans le garage virtuel. Donc si on supprime les garages virtuels, nous devrons faire voyager ces deux personnes et cela nous coûtera plus d’argent. »

« Nous avons aussi des sponsors pour notre garage virtuel. Nous les perdrions donc aussi. Donc il faut se demander ce que cela vous coûte de se débarrasser des garages virtuels. »

Du côté des plus grandes structures, l’opinion est du reste la même. Toto Wolff a qualifié de « très mauvaise idée » la suppression de ces garages virtuels.


7 octobre 2018 - 06h33, par Alexandre Combralier 

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