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WRC - Citroën veut confirmer la performance de sa C3 WRC sur asphalte

Trois rallyes en un en Allemagne

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Neuvième manche de la saison, le rallye d’Allemagne marquera le retour du goudron, après quatre épreuves sur terre. Il verra Craig Breen – Scott Martin et Mads Ostberg – Torstein Eriksen, les représentants officiels du Citroën Total Abu Dhabi WRT, en découdre sur un large éventail de difficultés, avec l’espoir de poursuivre sur la dynamique finlandaise.

DES PROFILS BIEN DISTINCTS

Savoir être efficace sur trois types de routes bien différents, voilà l’ampleur du défi proposé par le rallye d’Allemagne. Ce rendez-vous estival, le deuxième seulement de la saison après la Corse, à être couru à cent pour cent sur l’asphalte, voit en effet une partie de son tracé faire la part belle à des spéciales particulièrement étroites et techniques, qui escaladent puis dévalent les versants du vignoble mosellan. La journée du samedi est quant à elle réputée pour voir les WRC se muer en « Panzer » ou « blindés » et faire étape dans un camp militaire des plus inhospitaliers, tandis que le reste du parcours est disputé au milieu des champs de la Sarre où les cordes sont telles que le tarmac se salit irrémédiablement. Autant de difficultés, corsées qui plus est par une météo toujours aléatoire, que Citroën Total Abu Dhabi WRT a appris à appréhender, en attestent les douze victoires (dont 11 en WRC) conquises sur ce terrain depuis 2001. Cette expérience, les Rouges se sont efforcés de la transmettre à Craig Breen et Mads Ostberg, leurs deux pilotes engagés sur cette édition, à l’occasion notamment de cinq jours intensifs d’essais menés sur une large variété de profils d’ES. Cinquième l’an passé à l’issue d’une course menée crescendo et conclue sur un scratch, l’Irlandais sait disposer, avec la C3 WRC, d’une monture classée deuxième sur ces routes en 2017 et depuis auréolée de trois meilleurs temps en Corse, lui permettant de démontrer son goût pour cette surface. Galvanisé par son récent exploit finlandais, Mads Ostberg aura quant à lui pour ambition de jouer placé, malgré son déficit d’expérience avec la WRC tricolore sur le bitume.

UNE DERNIÈRE JOURNÉE DURCIE

Si la super-spéciale d’ouverture du jeudi soir aura désormais pour cadre St. Wendel, et non plus Sarrebruck, la suite des hostilités suivra un programme globalement classique, avec toutefois quelques remaniements. Comme le retour le vendredi, de l’ES de Stein Und Wein, déjà empruntée en 2015, et le passage au dimanche de celle de Grafschaft. Porté à 29,07 km, et programmé à deux reprises, ce morceau de choix du vignoble mosellan devrait réserver une ultime journée de course plus copieuse, avant la Power Stage de Bosenberg, un chrono là aussi utilisé en 2015.

ILS ONT DIT

Pierre Budar, Directeur de Citroën Racing

« Après notre podium finlandais, l’objectif sera de poursuivre sur cette lancée et de démontrer, comme nous l’avons déjà fait en Corse, combien la C3 WRC est également performante sur l’asphalte. Évidemment, la météo jouera à nouveau un rôle crucial, mais nous avons fait notre maximum pour aborder ce rendez-vous dans les meilleures dispositions possibles, avec une grosse séance de tests aussi bien dans les vignobles mosellans, que dans le camp militaire, ou dans le Saarland. »

Craig Breen

« Je me languis d’être de retour sur l’asphalte, depuis un an que je n’ai plus disputé de rallye à 100 % sur cette surface. L’étape du samedi sera à coup sûr une nouvelle fois déterminante avec ses deux passages dans le camp militaire de Baumholder, mais avant cela j’espère surtout qu’il ne pleuvra pas le vendredi, afin de pouvoir lancer idéalement notre course, malgré notre position de départs lointaine. Depuis nos tests Allemagne effectués au début de l’été, j’ai pu reprendre les automatismes propres au bitume à l’occasion d’une journée supplémentaire de roulage en Alsace, et je vais tout faire pour retrouver les joies du podium. »

Mads Østberg

« À l’exception de l’édition passée, j’ai disputé ce rallye tous les ans depuis 2010, je connais donc plutôt bien le terrain et j’ai toujours aimé la grande variété des spéciales, même si cela en fait également la difficulté ! S’il faudra que je retrouve quelque peu mes marques sur cette surface, je sais pouvoir compter sur l’immense expérience qu’a le team, du bitume et de cette manche en particulier. J’ai pu bénéficier de deux jours d’essais avec la C3 WRC, qui m’ont permis de balayer l’ensemble des profils de routes au programme, aussi un top cinq constituerait un bon résultat pour moi. »

UN RALLYE, UN CHALLENGE

La spéciale du camp militaire de Baumholder ou Panzerplatte

Il est des secteurs chronométrés du championnat qui ont acquis leurs lettres de noblesse, au point de devenir de véritables monuments. L’ES de Panzerplatte est de celle-là. Tracée dans le camp militaire de Baumholder, sur des routes bétonnées bordées d’hinkelstein, ces imposants blocs de pierre d’ordinaire destinés à encadrer l’évolution des chars d’assaut, elle s’est souvent montrée décisive par le passé. En raison de sa longueur (38,57 km cette année) et de la nature de son revêtement, bosselé et particulièrement abrasif pour les pneumatiques, qui imposent la plus grande finesse derrière le volant, pour être performant et éviter la crevaison. La difficulté est aussi décuplée par le fait qu’elle est très rarement uniformément sèche. Si elle a cette année été amputée de quelque trois kilomètres et demi, la super spéciale dite Arena Panzerplatte, qui va de pair avec, a elle vu sa distance plus que tripler (9,43 km désormais) et ne sera donc disputée plus que deux fois, au lieu de trois en 2017.

SECRETS DE ROUGES

Guy Bottlaender, le prévisionniste de Météo France Sports rattaché à l’équipe, se souvient…

« Je me rappelle de mon premier rallye sur le terrain avec le team, c’était l’édition 2003 de l’Allemagne, que Seb Loeb avait remporté pour 3’’6 devant Marcus Grönholm à l’issue d’une grosse grosse bagarre. Quand c’est tout sec ou tout mouillé, le travail est entre guillemets facile. Mais là, c’était ce genre de millésime avec des orages ultra localisés et une météo hyper changeante d’une spéciale à l’autre. Si bien que les choix de pneus relevaient parfois du casse-tête, d’autant que nous n’avions pas encore les moyens techniques de prévision dont nous disposons aujourd’hui. Les émotions avaient été fortes, mais l’issue particulièrement belle, et ça a d’ailleurs été le point de départ de mon aventure au sein des Rouges.C’est aussi à partir de ce moment-là que j’ai été affublé du surnom de Baumholder ! »


13 août 2018 - 10h13, par Olivier Ferret 

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